mercredi 18 juillet 2018


Atelier Pratique de formation  dans les réseaux sans fil : Wifi et Satellite 

Etudiants, professionnels, hommes de terrain, passionnés du numérique : Démystifier les réseaux sans fil  (Wifi et Satellite) et développer vos compétences en télécommunication
En 3 jours, sans quitter le Cameroun

Il faut le savoir :  "Un diplôme ne vous confère ni talent, ni  compétence.  Un diplôme vous confère un argument commercial que vous devez savoir rentabiliser par votre  Compétence" Ariel BETTI
Pour accompagner les étudiants dans la professionnalisation et le développement des compétences en télécommunication, le Club Génie Electrique de l'ENSET, de l'Université de Douala, organise un Atelier pratique dans les télécommunications, ceci avec l'appui techinque de TIC Africa / Cybervillage.
Pendant cet Atelier, il va s'agir d'amener les étudiants à développer les compétences et les aptitudes dans le domaine des  réseaux sans fil Wifi et Satellitaire. 
Les objectifs spécifiques:
Au terme de l'Atelier Cybervillage, les apprenants seront capable de:
- Concevoir, réaliser et déployer les réseaux sans fil de la norme 802.11
- Installer les réseaux Wifi 
- Installer, pointer et configurer un système satellite de réception de TV par Satellite.
- Concevoir, fabriquer et réaliser une antenne wifi  avec du matériel local.
- Créer et configurer un hotspot avec portail captif.

Tout ceci en  3 jours seulement.

Venez passer 3 jours d’immersion dans le monde passionnant des télécoms et du numérique avec les experts de  TIC Africa / Cybervillage et surtout avec une pédagogie basée sur l’ACTION et  le « learning by doing » ou encore,  l’apprentissage par la pratique. Vous  allez découvrir les télécoms de la façon  pratique et simple…

Date : du 24 au 26 juillet -   Nombre de place : 20
Lieu:    Campus GEL/ENSET de l’Université de Douala

Les inscriptions sont ouvertes auprès du  Président  du Club  GEL-ENSET : 695 54 22 57
Pour toutes informations sur l’Atelier, demandez à Intégrer le Groupe WhatApp  Cybervillage-GEL/ENSET  par WhatApp ou SMS sur : +237 6555 32 777

Participation:
Etudiants de l’ENSET : 30.000fcfa
Etudiants externes  (IPES) : 49.000fcfa
Ingénieurs et Professionnels de terrain : 75.000fcfa 

L'Equipe de Coordination 


mardi 17 juillet 2018

Comment réduire la fracture numérique en s'auto-employant et en faisant du business numérique ?

Essaie de Solutions simples et pragmatiques au chômage et à l'immigration clandestine en Afrique...

Presque tous les médias exaltent les propriétés et le potentiel du numérique de nos jours. Mais seulement les jeunes africains en sont-t-ils suffisamment conscient, pour véritablement se mettre au digital  et acquérir leur autonomie et leur indépendance financière? Nous faisons  un petit voyage au cœur du numérique pour comprendre comment il est possible  de réduire la fracture numérique en s'auto-employant...

On se disait il y a quelques années que  la bulle Internet était passée. Mais c'était sans compter avec les innovations technologiques  qui allaient surgir comme par  génération spontanée  pour redonner autorité aux technologies de l'information et de la communication.

L'Afrique et encore l'Afrique : on dit d'elle, qu'elle est grandement en retard et quelle souffre d'un autre mal profond qu'on appelle fracture numérique. C'est dire décidément que nous  n'apportons que des problèmes et des déboire  en ce monde?. Mais n'oublions que ce sont les Africains qui ont quand même imaginé, pensé et créer le "MOBIL MONEY". Et Dieu seul sait que ce les africains seront encore capables de faire avec le numérique et les technologies.

Alors pour donc revenir sur la problématique du "Comment réduire la fracture numérique tout en s'auto-employant et en faisant du business", nous pensons que le numérique offre de véritables opportunités à tous. Et pour s'en convaincre il faut lire avec attention le "grand-frère" Jacques BONJAWO, dans son ouvrage intitulé : Internet, une chance pour l'Afrique.  C'est depuis 2002 que cet grand expert des technologies innovantes et par ailleurs précurseur de la Télémédecine, fait cette déclaration forte.   Mais malheureusement, il semble que les politiques et les jeunes eux-mêmes ne mesurent  pas les enjeux des innovations technologiques dans le numérique. De la distribution des services numériques, en passant le marketing digital, les infrastructures, les services à valeur ajoutées, le développement d'applications, la formation en ligne, les réseaux sociaux, le blogging et  bien d'autres solutions encore; le numérique est simplement une aubaine pour tous. Pour peu que vous vous y concentré pour quelques temps, vous arrivez à trouver et développer des solutions qui résolvent des problèmes.  Prenons deux exemples pratiques : le problème de la fracture numérique et celui des contenus locaux. Ces deux problèmes à eux seuls, sont une mine d'opportunités. Et en plus, pas besoin de faire une grande  école de commerce ou d'ingénieur pour apporter des solutions aux populations locaux  de votre localité ou d'ailleurs.
Pour la fracture numérique, il s'agira pour vous d'apporter un solution particulièrement à la connectivité Internet dans votre localité: votre quartier, votre village ou votre écoles. En de terme plus simple, si vous arrivez  à fournir l'accès Internet dans votre quartier, votre village ou votre localité. Et c'est simplement faisable en partageant l'Internet par câble comme le font les câblo-opérateurs ou en utilisation les réseaux sans fil, communément appelé Wi-Fi. Ces activités sont très lucratives et vous permettent non seulement de contribuer à réduire la fracture numérique - qui fait partie des tâches de l'Etat et de la société civile-  mais aussi de vous créer une source de revenu non négligeable. Vous pouvez ainsi faire un réseau de 1, 2, 3 ou 5 kilomètres et ainsi partager Internet dans votre environnement. Et il faut le reconnaître, la richesse est dans l'abonnement. Alors pourquoi les africains ce se livrent dont pas à cette activité?

Pour le développement des contenus locaux, en développant  un BLOG  ( un site Internet) ou  un logiciel  vous arriverez très rapidement à  résoudre plusieurs problèmes et par la suite vous pourrez monétiser cette activité. Réfléchissons un instant sur le bloging.
La culture du bloging est en marche en Afrique, et plusieurs africains se démarquent déjà par rapport à cette activité. Quand on parler de blogueur ici c'est pas le fait simplement de rapporter les informations plus ou moins  pertinentes sur un site internet, mais c'est surtout regrouper une communauté autour d'une thématique qui vous passionne. C'est parler de  sa passion et échanger  avec les autres sur cette passion. C'est apporter des solutions aux problèmes rencontrés par ceux qui partagent la même passion que vous. C'est aussi  créer, ou trouver des produits numériques à  vendre sur son blog: On appelle ça "monétiser son blog" ou mieux vivre de sa passion comme le font déjà plusieurs blogueurs professionnels dans le monde et même en Afrique.
Alors cela vous dit de tenter l'aventure, nous avons deux programmes révolutionnaires de formation qui peuvent vous permettre de faire de votre rêve la réalité dans la réalité le numérique.
Bloging 4 Africa et Wifi 2 Boost Africa sont deux programmes qui vous permettent en très peu de temps de réduire la fracture numérique, mais aussi de créer votre business d'un part avec les réseaux sans fil  ( Wi-Fi) et d'autres parts, avec un simple BLOG.
Ces deux solutions  peuvent être des solutions simples et bien pragmatique  au chômage des jeunes, à l'immigration clandestine, à la fracture numérique et contribue à leur juste valeur à la production des contenus africains sur Internet.Vous vous dites certainement que c'est trop simple pour être vrai. Alors si cela vous tente, essayer simplement nos programmes et si vous n'êtes pas satisfait à 200% , vous  ne parlerez certainement pas de nous. Mais c'est le contraire, vous serez sans aucun un "ambassadeur Cybervillage" pour la réduction de la fracture numérique.
Et n'oubliez pas : La révolution numérique  digitale est vraiment en marche.
TIC Africa, ça Clique....

L'Equipe de Coordination des Programmes TIC Africa / Cybervillage
ticafrica2010@gmail.com
https://tic-africa.blogspot.com/



samedi 7 juillet 2018


La compétence a-t-il encore une Sens dans nos écoles d'ingénieurs en Afrique ?
Nous pensons qu'il est important et urgent de continuer le transfert de technologies et de compétences pour definivement adopter l'approche pédagogique par compétences en alors.
Alors qu'attendons nous???
 
Atelier Cybervilllage en préparation dans 4 Campus du Cameroun :
- ENSET de Douala
- CFPE de Douala
- Linux Friends de Limbe
- École des postes et télécommunications/ Sup'Tic de Yaoundé



jeudi 21 juin 2018

Le transfert de technologies et de compétences télécoms avec les étudiants de l’IUT FV de Bandjoun au Cameroun...

Comment chaque année l'Equipe TIC Africa / Cybervillage n'a pas dérogé à la tradition. Depuis le 18 juin dernier l’équipe des formateurs de Wireless Academy For Development est sur le Campus de l’IUT FV de Bandjoun, de l’Université de Dschang pour les Ateliers Pratiques en télécommunications.

C’est toujours un moment mémorable et une expérience exceptionnelle aussi bien pour les étudiants qui n’ont presque jamais eu des séances de travaux pratique que pour les consultants-formateurs de Wirelss Academy for Developpement de TIC Africa /Cybervillage.
Ces séances d'ateliers pratiques sont basées sur une pédagogies active, et axées sur les compétence et les métiers dans les télécommunications. Nous nous inspirons de plusieurs modèles anglo-saxonne et même européen ( comme Simplon et 42 )
Les objectifs principaux sont bien claires : Non seulement amener les étudiants à comprendre les éléments les plus importants dans leur formation en télécommunication, c’est à dire les compétences et les technologies innovantes à acquérir . Mais aussi et surtout, les former à découvrir un métier dans les télécoms, à se spécialiser et découvrir le numérique et les TIC dans toutes leurs splendeurs.
L’équipe TIC Africa amène les étudiants à comprendre qu’ils sont les premiers responsable de leur formation et de leur réussite, ainsi que de ceux de leurs camarades autour d’un contenu 90% pratique. Pour acquérir davantage les savoirs techniques, les compétences et le savoir-être de technicien, ils doivent compter sur la forme du groupe, donner et recevoir des informations, être tour à tour formateur et apprenant. Ce modèle d’apprentissage peer-to-peer supprime les liens de subordination des étudiants et introduit une nouvelle approche pédagogique à adapter dans toutes les grandes écoles d’Afrique et particulièrement du Cameroun.
Le travail collaboratif est à la base de nos séances de transfert de technologies et de compétences en télécommunication. Voilà pourquoi nous les mettons en de petit groupe de de travail de 8 à 10 étudiants pour réaliser les LAB ( Laboratoire Pratique). Les confrontations sont nécessaires pour arriver à surmonter les difficultés qu’ils soient individuels ou collectifs. Les évidences de certains étudiants se confrontent aux doutes des autres. Nous pensons que cette façons de faire ou mieux cette méthode permet aux étudiants d’avancer et d’aiguiser leurs capacités, non pas en reproduisant ou en apprenant par cœur le modèle d’un professeur référent, mais en cherchant, en expérimentant et en défendant leurs idées. Nous les amenons à être vraiment autonome. Car ils doivent le savoir : il ne s’agira plus désormais d’attendre que la connaissance soit dispensée par celui qui sait. Il faut être prêt à aller la chercher par soi-même, à aller vers ses camarades pour la comprendre avant de la mettre en place et d’expliquer son fonctionnement aux autres.
N’est pas une mission noble que de faire ce travail pour les nouvelles générations des ingénieurs praticiens ? De toutes les façons nous à la Wireless Academy for Development, nous essayons chaque jour d’avancer vers l’innovation technologique et pédagogique. Et nous pensons que c’est une tâche urgente non seulement, pour l’ère numérique que nous vivons en ce moment mais aussi pour nos économies en Afrique.
Merci Wireless Academy 4 Development,
Merci TIC Africa / Cybervillage

lundi 26 février 2018


7,5 Techniques  pour DEVENIR Fournisseur Internet au quartier ou au Village...

Solutions pratiques pour réduire la fracture numérique  dans nos villages et dans nos quartiers d'Afrique.


L'Equipe TIC Africa / Cybervillage vient de commettre ce qu'on pourrait appeler le Guide Pratique des réseaux Wifi, des CPL, des hostpots  et des antennes Wi-Fi
C'est un Guide pratique ouvert à tous: étudiants, ingénieurs ou passionnés du numérique ce guide vous révèle lève un le voile que les technologies larges bandes, comment les nomes wifi 802.11  qui, se trouve être une technologie de référence pour contribuer à la lutte contre la fracture numérique.
Point besoin d'être ingénieur ou expert pour l'exploiter. Il se lit facilement et le langage  est facile à décoder.
D'une part il démystifie les réseaux sans fil encore un mythe pour plusieurs d'entres nous. Et d'autres part il montre pas-à-pas, le chemin à suivre pour appliquer les savoirs contenus dans ce Guide dans le contexte africain, afin de contribuer à réduire la fracture numérique.
Nous pensons que les étudiants, les chercheurs d'emplois et très particulièrement les passionnés du numérique et des télécoms sauront  profiter des 7,5 techniques pour devenir fournisseur Internet au village ou au quartier.  Rappelons ici que le marché de l'Internet tout comme celui des smartphones, connait une très grande explosion en Afrique au sud du Sahara. Il semble bien que l'avenir   du numérique dans les prochaines décennies se jouera en Afrique. Il faut donc préparer le terrain et aussi se préparer pour pouvoir profiter des dividendes et de fruits de la nouvelle économie en Devenant Fournisseur Internet dans votre quartier ou dans votre village.
Bonne découverte et bonne lecture.
L'Equipe TIC Africa / Cybervillage
ticafrica2010@gmail.com 
P.S Et si vous voulez vraiment faire le pas, regarder :
https://openvillage.learnybox.com/
https://openvillage.learnybox.com/

jeudi 22 février 2018


Comment réduire la fracture numérique en Afrique : Essaie de solutions opérationnelles

Est-il possible de réduire la fracture numérique  dans un contexte marqué par la pauvreté et la misère?


Si pour Marc Zuckerberg, l’accès à Internet doit être inscrit dans les droits humains et que l’accès à Internet tend à se généraliser partout dans le monde, il n’en demeure pas moins vrai que plus de trois milliards de la population mondiale reste encore sans accès Internet. Le fosse numérique reste donc et demeure très important entre le monde et les pays du sud. Les Nations  Unies à travers l’Union Internationale des Télécommunications parle de près de 3,9 milliards d’habitants du monde n’ont pas accès à Internet. Et comble de malheur cette fracture numérique touche particulièrement l’Afrique. Alors on serait en droit de se poser à la question de savoir, où est le problème de la fracture numérique ? Ou alors à qui la faute si le fossé numérique continue de s’accentuer avec l’accroissement de la population ?
Et si on trouve les causes de cette fracture numérique, comment peut-on la réduire dans un contexte africain, marqué par la pauvreté et la même la misère ?


Les chiffres de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’institution   des Nations  Unies  spécialisé dans les télécommunications, sont accablant : 75%  de l’Afrique n’a pas accès au réseau, soit trois africains sur quatre. A titre de comparaison, 84% des ménages sont connectés en Europe, contre seulement 15,4% en Afrique. Toujours selon l’IUT, les dix pays en bas de l’échelle en termes de taux de connectivité sont tous africains, Érythrée, la Somalie et le Niger étant les pays les moins connectés avec un taux d’accès à Internet inférieur à 2,5%. (source :  https://www.barbaut.com/tag/afrique/)

Alors on comprend que l’heure est grave et  que si rien n’est fait pour remédier à cette situation  plusieurs pays du continent seront simplement isolés et coupés du reste du  monde. Il est donc urgent d’agir pour réduire la fracture numérique en Afrique en général et particulièrement dans les pays qui sont plus dans le besoin.

Avant de trouver des solutions à la fracture numérique ou de proposer un essaie de solution, essayons de comprendre quelles sont les mobiles et les causes de ce  déséquilibre numérique.

Il semble qu’il existe plusieurs causes à ce fléau des temps modernes. Les contraintes techniques et les coûts des infrastructures.  Il se trouve que cette fracture numérique n’est pas uniforme  dans tous les pays du continent. Il  y a  des différences notoires entres les pays de la côte et ceux n’ayant pas accès aux côtes.  Pendant que les pays côtiers profitent aisément des câbles sous-marins de fibre optique,  les pays enclavés  quant à eux, dépendent encore  des satellites, et n'avance pas beaucoup en connectivité. Rappelons ici que les liaisons par satellite coûtent très chère et ne facilite pas les opérations pour ces pays. Et plus encore entre les villes et les zones rurales le fossé est encore très impressionnant.

En fait outre l’accès à la fibre optique depuis la côte, l’autre gros problème reste l’acheminement de cette fibre optique à travers le pays et particulièrement dans les zones rurales. Et c’est là que se pose avec acquitté le problème de l’accès au dernier kilomètre. C'est-à-dire  la solution qui va conduire les canaux  de l’Internet vers l’utilisateur final.  Ce n’est pas seulement le problème des investisseurs étrangers dans les infrastructures télécoms, mais aussi celui des Etats et même de la Société civile Afrique. Nous pensons qu’il s’agit pour les deux dernières catégories de trouver des solutions pas très coûteuses  pour réduire la fracture numérique en zones rurales et palier au problème  de l’accès numérique au dernier kilomètre (the last mile).  C'est à dire voir comment offrir ou mettre à disposition des populations une solution non seulement  accessible, mais aussi  abordable pour leur niveau de vie. 

En plus du problème d’infrastructure, il y aussi celui du taux d’analphabétisme  qui atteint 50% dans des pays comme le Burkina Faso, la Guinée, le  Mali ou le Sénégal.  Il est clair que ne pas savoir lire et écrire un frein à l’accès aux contenus en ligne. Tant il est vrai qu’il commence à avoir des contenu locaux en langue sur la toile. Plusieurs langues africaines sont déjà en ligne.

Comment comprendre que  l’Afrique est le continent le plus pauvre et que c’est encore en Afrique qu’on trouver les coûts d’accès Internet les plus élevés de la planète ?  Les abonnements internet sont encore extrêmement coûteuses en Afrique. C’est un véritable paradoxe. Malgré les baisses sensibles des forfaits qu’on a remarqués ces dernières années, le coût de l’Internet reste encore trop élevé pour des populations dont les priorités sont encore élémentaires et basiques. Il est donc urgent de penser aux solutions mutualisées ou communautaires. Ou encore aux solutions utilisant les technologies innovantes et moins coûteuses. 
Quelles solutions dans pareil contexte ?
Il est important de conscientiser les gouvernements et les Etats sur l’important de l’accès au numérique. Cette conscientisation doit se faire depuis la base, afin que  les populations  en soient parti-prenante dans démarche-action pour la recherche de solutions. Plus encore les Etats doivent définir les politiques qui mettent le numérique réellement  au centre des préoccupations et non l’utiliser plutôt comme effet de mode ou de snobisme.  Il s’agira dans le cas des politiques de savoir concrètement quelles actions et quelles mesures seront prises pour que toutes les écoles primaires, secondaires et supérieures aient un accès au numérique. C'est-à-dire puisse non seulement avoir  une salle d’ordinateurs, mais aussi un accès à l’Internet, ou tout au moins à une bibliothèque numérique qui distille l’information pertinente. En plus des écoles, les centres de santé, les maisons de la femme, les groupes organisés, les églises (toutes confessions confondus), les coopératives, les municipalités et les centres de jeunesses ne doivent pas être en marge de ce grande mouvement d’appropriation du numérique dans les contextes divers et variés.
Pour donc  atteindre cet objectif et  être efficace nous proposons des solutions simples, opérationnelles et applicables dans tous les contextes :
1. L’adoption des solutions open source comme solution d’accès au numérique
2.L’adoption  des réseaux large bande et particulièrement du Wifi comme solution d’accès Internet au dernier kilomètre
3.L’adoption et l’installation tout au moins de solution de bibliothèque numérique  dans les contextes où il  est  vraiment impossible d’apporter l’Internet
4.   Le développement de contenu locaux africains 
5.Et enfin la formation d’une masse critique  ou mieux le transfert de technologie et de compétence auprès de la jeunesse.

Chacune de ces solutions est essentielle dans la réduction de la fracture numérique et dans tous les contextes imaginables en Afrique.
  
Ø Pourquoi adopter les solutions open-source
Dans un continent marqué par la pauvreté et l'endettement  comment expliquer qu’on s’offre encore  le luxe d’acheter des systèmes d’exploitation alors qu'il en n'existe qui sont libres, gratuits et même plus performant...?  L’open source devrait être la solution de l’Afrique. Parce qu’au cœur  de ce mouvement du « libre » il y a de la solidarité et le partage qui sont des qualités si chères à l’Afrique. Et en plus, les solutions open-source sont vraiment gratuits et libres. Dans un article précédant nous avons montré comment il est possible de monter, d’assembler et de configurer les ordinateurs solaires open-source avec moins de 75.000FCFA (115 Euro). Les infrastructures  à base de Raspberry, d’Orange Pi et de Banana Pi sont autant de solutions qui permettraient d’équiper à très moindre coût nos écoles et nos collectivités d’ordinateurs solaire, parce qu’à très faible consommation d’énergie. Vivement que les politiques et même la société civile prennent le train de ce mouvement open source. Et puis si les élus locaux pensaient à l'aménagement numérique des populations, je pense que nous ferons un très pas dans la réduction de la fracture numérique en Afrique.

Ø  Pourquoi adopter les réseaux larges bandes et particulièrement le Wifi
Contrairement à  ce que plusieurs peuvent penser le Wifi n’est pas une technologie  à prendre à la légère. C’est une technologie qui peut être considéré -  comment le disait l’expert  Barbaut au sujet du mobile- comme une « arme de développement massive et de prise de décision ». Ce qui veut dire simplement que le  wifi loin d’être un simple outil du numérique peut constituer  un véritable levier de développement si il est déployé partout en Afrique. Et en plus le wifi est la technologie de transmission  de données  la moins coûteuse et pourtant aussi efficace que les autres technologies dites 3G, 4G ou LTE. Installer un réseau wifi dans une école ou dans une municipalité ne coûte pas plus que 65.000 FCFA (100Euro). Pourquoi n’en n’installons donc pas dans nos écoles, nos villages, dans nos quartiers et nos mairies  ?

Ø Pourquoi et  comment installer les bibliothèques numériques
S’il est vrai que dans certains contexte l’enclavement numérique atteint des proportions très importante au point ou l’accès à l’Internet devient presque  impossiblement, il n’en demeure pas moins vrai qu’il existe des solutions d’accès à l’information pouvant se substitué à l’Internet. C’est le cas de bibliothèque numérique. Il s’agit en effet de mettre de l’information et des livres numériques  à la disposition des populations sur  un réseau local filaire ou sans fil  ( Wifi). L’encyclopédie universelle et libre a justement penser  à ces populations qui ne peuvent pas avoir accès à l’Internet. C’est pourquoi ils ont préconisé de mettre à disposition des paquets de données qui, mis dans un serveur local  permet d’avoir accès à l’information pertinente. L'organisation Bibliothèque Sans Frontières ( https://www.bibliosansfrontieres.org/) a fait de ce filons sont cheval de bataille et  installe actuellement des bibliothèques numérique  dans plusieurs pays africains.  Au Cameroun, nous avons déjà réaliser le transfert de technologies et de compétences pour montrer aux jeunes comment installer une bibliothèque numérique solaire. Et plusieurs installations sont en cours en ce moment au Cameroun.

Ø  Et les contenus locaux pour quoi faire ?
L’un des grands problèmes du numérique en Afrique est justement celui des contenus locaux purement africains. Jusqu’à  un passé très ressent, on parlait de moins de 3 % de contenus africains en ligne. Alors il est question pour les africains de développer et de mettre du contenu en ligne par tous les moyens. Le développement des contenus locaux ne devrait pas seulement prendre en compte  le développement des sites web et des blogs. Mais aussi celui des applications mobiles et web pour répondre aux besoins des populations locales. C'est le grand défis que s'est fixé le projet www.10000codeurs.com  de OBJIS. C'est à dire former les développeurs et les codeurs africains.  C’est un grand challenge pour l’Afrique. Il semble que les technologies numériques en Afrique représentent l’un de plus gros, si non le plus gros marché au monde. Il y aurait plus de 900 millions de téléphones mobile en Afrique, bien plus qu’en Europe et aux Etats Unis. Et étant donné que plus 80% de ces mobiles sont d’ancienne  génération, imaginons juste un peu, l’impact sur les applications et l’échange d’information quand ils seront renouvelés par des Smartphone. Que du business en perspective pour les nouvelles générations. Et on parle encore de chômage et d’immigration … ?

Ø  Le transfert de technologies en question.
Pour contribuer activement  à la réduction de la fracture numérique, il faut maîtriser les technologies  innovantes en question afin de mieux les utiliser. Le transfert de technologies doit être au cœur des politiques et stratégies opérationnelle de réduction de la  fracture numérique et de lutte contre le chômage des jeunes dans nos pays d’Afrique. Il est urgent de former une masse critique de jeunes pour accompagner les digitalisation de l'Afrique.

Au terme des analyses qui précède, vous comprenez bien que la problématique de la fracture numérique n’est pas d’abord une affaire  des investisseurs, de la Banque Mondiale ou de l’Etat. C’est une réalité actuelle qui touche toutes les facettes de l’économie, de l’éducation, de la société et même des secteurs inimaginables.  Un article de l’expert Barbaut, nous révèle que  85% DES EMPLOIS DE 2030 N’EXISTENT PAS AUJOURD’HUI. (https://www.barbaut.com/emplois-2030-numerique/. Donc seront simplement crée et inventé en fonction du numérique et des contexte.  C’est dire que le numérique va totalement changer notre façon de penser et même notre rapport  aux autres et à notre environnement actuel. Aucun métier ne se fera  plus sans l’intervention du numérique. Devons nous attendre passivement et consommer  simplement ce que le numérique nous offre ?
Non, non et non. Nous devons être acteur du numérique dans notre environnement. Produire  le numérique adapté à nos réalités et à notre environnement. S’il est vrai que ce n’est pas évident dans notre contexte marqué par la pauvreté. Il n’en demeure pas moins vrai, qu’il existe bien  des solutions opérationnelles et simples pour  éradiquer durablement la fracture numérique. Ce n’est qu’en déployant ces solutions que nous pouvons prétendre à une certaine émergence. Alors qu’attendons-nous pour mettre la première borne Wifi devant notre maison, la relier à celle du voisin et ainsi contribuer à réduire la fracture numérique et créer des emplois et du business...

L’Equipe TIC Africa / Cybervillage.
ticafrica2010@gmail.com 

P.S : Notre guide pratique : Comment la réduction de la fracture numérique en créant des emplois et du business  en Afrique ( FICHES  NUMÉRIQUES PRATIQUES  )
Sera bientôt disponible et vous permettra  de réduire la fracture numérique dans votre village ou dans votre quartier sans être ingénieur, et tout en créant des emplois et du business. Restez  à l’écoute pour avoir la primeur de l’information dès qu’il est disponible au format numérique.

Email :  ticafrica2010@gmail.com



lundi 12 février 2018

Deux jours inoubliables avec les étudiants de la Faculté de Génie Industriel, de l'Université de Douala au Cameroun.

Le rideau et retombé  sur le  10ième Edition de la Semaine de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat organisée par la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala, Cameroun. Et TIC Africa a marqué à sa façons le séjour des élèves-Ingénieurs  dans ce temps de savoir.
En effet pendant deux jours les  étudiants en télécommunications  on suivi des Ateliers Cybervillage. Ceci dans le cadre d'un partenariat de transfert de technologies et  compétences  avec les experts  TIC Africa / Cybervillage.
Pour les étudiants ces deux jours ont été mémorable tant par leur contenu,  que par les transferts reçus des ateliers pratiques avec les experts  des réseaux sans fil, des routeurs, des antennes et des solutions open-sources à très faible consommation d'énergie.

Atelier : Montage d'Ordinateur Made-in-Cameroon ( Open-source)

Cet Atelier animé par Michel de Linux Friends
( http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?page_id=245)  a été un  véritable succès.  Car, les étudiants ont pu assembler, monter et configurer eux-mêmes un Nano Ordinateur basé sur un système d'exploitation  Libre ( open-source). C'était une grande première au Cameroun que, les étudiants se mettent à l'école du montage et de la configuration des ordinateurs open-source et en plus à très faible consommation d'énergie. Rappelons ici  que l'ordinateur assemblé par les élèves-ingénieurs de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala au Cameroun est à très faible consommation d'énergie : moins de 10 Watt.
Ce qui est très pratique pour l'accès à l'outil informatique dans les zones rurales d'Afrique au sud du Sahara. D'autant plus qu'avec cette faible  consommation d'énergie on peut aisément les alimenter à l'énergie solaire et ainsi permettre au plus grand nombre d'avoir accès à l'outil informatique et au numérique.
La satisfaction pouvait se lire sur le visage des étudiants qui ont dit leur grande satisfaction  au terme de cet atelier vraiment révolutionnaire dans leur formation.
Après avoir donc monter cet ordinateur open-source, plusieurs expériences ont été expérimenté sur cet outil de base du numérique. Ils ont entre autres expérimenté l'utilisation de cet ordinateur pour la bureautique, pour les systèmes embarqués, pour la programmation et pour la robotique. Bien plus ils ont vu qu'on pouvait aussi utiliser cet ordinateur comme serveur pour déployer un système de bibliothèque numérique. C'est à dire un serveur ou on stockerai des livres et système de formation  à distance pour l'usage publique et communautaire.
Pour le Président du Comité d'Organisation de cette  semaine, la satisfaction a été presque totale. Et le souhaite émis est que TIC Africa / Cybervillage continue dans la même lancé. C'est à dire dans l'encadrement et la formation de la jeunesse camerounais par les ateliers de transfert de technologies et de compétences dans les technologies innovantes.  

Atelier : Réseaux sans fil et antenne Wifi ( 802.11)

L'atelier  sur les Réseaux sans fil et les antennes a permis aux jeunes de bien cerner les différentes architectures dans le monde des télécommunications ainsi que la propagation électromagnétique, au cœur même des réseaux de télécommunication.  Ils sont  pu comprendre comment fonctionnent les trois grandes architectures de base  à savoir : Les points à points, les points à multipoints et les multipoints à multipoints.
Ils ont aussi appris comment on pouvais à partir de boîte de récupération d'une certaine dimension concevoir et fabriquer les antennes wifi oscillant à la fréquence 2.4Ghz.

Là encore leur surprise et leur curiosité étaient au comble. Faire une antenne avec des boîtes de conserve de récupération, de l’éteint et un fer à souder?  C'était simplement extraordinaire pour  ces étudiants pour la plus part en fin de formation.
A la suite de leurs camarades  de l'IUT FV de Bandjoun, de l'ISTIC de Bagangté, de l'Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de Yaoundé, ils ont pris la résolution de mettre  à contribution les réseaux larges bandes comme le Wifi             ( 802.11) pour eux aussi, lutter contre la fracture numérique.  C'est en fait le but ultime que vise TIC Africa / Cybervillage dans ces Ateliers Pratiques dans les Universités et Grandes Ecoles d'Afrique : Former une masse critique de jeunes  pour qu'ils puissent réaliser des projets innovants pour d'une part réduire la fracture numérique et d'autres part développer les continue locaux si  pauvre en Afrique.
Le projet d'un réseau WiFi Communautaire est  désormais en étude et en gestation dans cette grande institution académique qui forme des ingénieurs dans plusieurs filière. Le but de l'opération est non seulement le partage des ressources  tel que la bibliothèque numérique en ligne mais aussi et surtout de cet outil précieux qu'est l'Internet.

C'est dire que, les étudiants de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala, ont passé deux jours inoubliables  avec les experts de TIC Africa/Cybervillage et de Linux Friends. Ces experts ont été eux aussi très content de l'attention et de l'assiduité des étudiants. Et le souhait de toutes les parties est de perpétuer cette pratique  qui rentre non seulement dans le cadre de la professionnalisation des enseignements dans nos grandes écoles, mais aussi offre aux étudiants finissant les possibilités accrus de stage et d'insertion professionnels.

Vivement que cette pratique se perpétue.
Merci à l'Association des Etudiants de la FGI ( Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala)
Merci aux Experts de TIC Africa-Cybervillage et de Linux Friends,
Merci au Doyen de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala
Merci au Recteur de l'Université de Douala et à toute l'Université de Douala.











dimanche 4 février 2018

Comment  monter les ordinateurs open sources en Afrique et  démocratiser l’accès   à l’outil numérique ?

 L’explosion  du  marché  du numérique en Afrique  n’est plus à démontrer.  Du simple  Smartphone aux ordinateurs portable en passant par les tablettes, le marché africain connais un grand boom. Et quelques applications locaux font parler d’elles : c’est le cas du  Mobile Banking, des  Réseaux Sociaux Africain et des applications tournée vers l’agriculture et même le tourisme.  Mais ce qui est très frustrant  c’est que ce marché profite plus à l’Asie,  à  l’Europe, à l’Inde  et très peu aux Africains.  En d’autres termes les africains ne tirent pas vraiment profit du numérique ou mieux ne profitent pas des dividendes  des technologies de l’information et de la communication. Nous sommes simplement des  consommateurs et non  des acteurs  et producteurs  du numérique. Il est donc question de savoir s’il est possible de monter les ordinateurs  « open source »  en Afrique  afin de  démocratiser  l’accès à l’outil  numérique.  Si  c’est donc possible, comment le faire ? Si non pourquoi ce n’est pas possible…

Le numérique et les télécommunications  nous introduisent dans un monde  de  possibilités et d’opportunités. Le numérique est au centre de plusieurs  controverses  en Afrique et ailleurs. Il semble que les collectivités locales et les politiques ne s’impliquent pas assez sur les questions du numérique. Et  on  est  très étonné que les africains ne tirent pas grand profit de ces innovations technologiques. Et pourquoi ?
Au cœur de cette question fondamentale il y a l’accès au savoir, aux  technologies  et à l’information.  Le  simple manque  d’informations est bien souvent la cause des désastres en Afrique et même de catastrophes. Que ce soit sur le  plan sanitaire,  agricole, touristique et éducationnel.  L’information semble être une denrée très rare en Afrique. Pourtant l’Internet regorge d’innombrables  informations  à disposition de la planète tout entières.  Nous avons là l’épineux problème de la fracture numérique en Afrique. Quant aux savoirs et aux technologies,  la passiveté des africains et spécifiquement de la jeunesse  est  très étonnante. Presque personne ne veut remuer le petit doigt pour oser créer et innover afin d’améliorer ses conditions de vie. Et pourtant nous savons qu’il est possible de nos  jours d’avoir accès à tout le savoir de l’humanité simplement  à partir d’une connexion Internet.   Et ainsi apprendre à faire des choses et à réaliser des projets numériques aussi importants que le montage et la configuration des ordinateurs localement.
L’impact et l’innovation des  solutions open-source n’est plus à démontrer.  Nous  avons découvert  il y a quelques années  les solutions open sources  à base de Raspberry.
Le Raspberry Pi est un nano-Ordianteur  mono-carte à Processeur ARM conçu par  David Braben (créateur de jeux vidéo) dans la cadre de sa Fondation. Ce nano-Ordinateur, gros comme un porte-monnaie est destiné au départ à encourager l’apprentissage  de  la programmation informatique sans avoir de très gros ordinateur.  Il permet l’exécution de plusieurs  systèmes  d’exploitation libre GNU/Linux-Debian  et  d’une grande variété  de logiciels compatible. Mais également avec les solutions open-source, Microsoft Windows :
Windows 10 IoT Core et Android.
Le système Raspberry est fourni nu (carte mère seule, sans boîtier, ni alimentation, ni clavier, ni souris, ni écran).  Et ceci dans l’objectif de  réduire considérablement  les coûts et permettre l’utilisation  de matériel de récupération.  Le prix de ce « bijou » est dérisoire (environ 25.000F CFA)  si on considère toutes ses possibilités.  Les premiers exemplaires ont été mis en ventre en février 2012  et en 2016 on comptait plus de 10 millions de Raspberry Pi vendus à travers le monde.  De multiples versions ont été développées.  Alors la grande innovation de ce système est le niveau de miniaturisation auquel la technologie est arrivée. C’est simplement  extraordinaire parce que petit bijoux vous permet d’avoir un nano-ordinateur cadencé à  1Ghz (1 Giga Herz) et dépasse même certains micro-ordinateur portable.
Le Raspberry est un ordinateur tout fait et il permet de faire ce qu’on fait avec un ordinateur  au bureau, à la maison comme en entreprise.  Il s’inspire du BBC Micro d’Acorn Computer (1981) et est essentiellement destiné à encourager les jeunesses à la programmation. Alors la question serai celle de savoir pourquoi les africains ne tirent-ils pas profit de cette infrastructure miniaturisée  qui permet de  concevoir, de monter et de configurer   un ordinateur qui soit,  non seulement open source, mais aussi et surtout à très faible consommation d’énergie. Ce qui justement est propice pour les zones rurales africaines où l’énergie  électrique est  encore un luxe. On pourrait donc monter des ordinateurs solaires pour l’Afrique.  Précisons ici que le Raspberry consomme à peine 5 W et peut supporter  plusieurs applications.  Les équipes de Linux Friends  (http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?p=1742 ) et  de  Cybervillage AFrica ( www.tic-africa.blogspot.com )  ont réalisé plusieurs applications avec ce  nano-Ordinateur :  Du montage  d’un système d’ordinateur complet, en passant par le déploiement d’une bibliothèque numérique, d’un serveur de voix sur IP pour la téléphonie rurale ou la téléphonie d’entreprise et même la conception et la réalisation d’un routeur Wifi. Vous voyez et comprenez pas vous-même qu’il est  bel  et bien possible non seulement  de montrer les ordinateurs à faible consommation d’énergie, mais aussi et surtout de démocratiser l’accès à l’outil informatique en Afrique.

Et sa constitution technique alors ?

Il existe plusieurs modèle de Raspberry. Le  29 février 2016 pour le quartrième anniversaire de la commercialisation du premier modèle, la Fondation Raspberry Pi annonce la sortir du Raspberry Pi 3. Comparé u Pi 2, il est dispose d’un processeur Broadcom BCM2837 64 bit à quartre cœurs ARM Cortex-A53 à 1,2 Ghz d’une puce Wifi 802.11n et Bluetooth 4.1 intégrée. Il possède les mêmes dimensions et connectiques que les anciens modèles. La vitesse d’horloge est 33% plus rapidement que le Pi2, ce qui permet d’avoir un gain d’environ 50-60 % de performance en mode 32 bit. Qu’est ce qu’on ne peut pas faire en Afrique avec ce bijou ???
Le Modèle Zero : L’ordinateur à moins de  5000 FCFA ( cinq mille francs CFA)
Le 26 novembre 2015, la Fondation Raspberry Pi annonce la sortie du Raspberry Pi Zero. Il reprend les spécifications du modèle A/B avec un processeur cadensé à 1 Ghz au lieu de 700 Mhz, il est par contre plus petit, disposant d’une connectique minimale. Son prix inférieur inimaginable et très inférieur par rapport aux modèles précédents : un nano-ordinateur à moins de  5000 FCFA ( cinq mille francs CFA). Le 28 février 2017 le  Raspberry Pi Zero W est sur le marché et maintenant doté de Wi-Fi et de Bluetooth. Ces nouveautés lui permettent de se connecter à Internet directement, et à d’autres appareils et donc d’en multiplier les possibilités. Le Raspberry Pi Zero, lui n’avait pas de connexion Internet et cela pouvait poser problème pour certains projets ( des objets connectés par exemples). Voilà comment la  technologies avancent et les africains choisissent encore de rester en marge de cette révolution numérique qui se construit.
La solution à base de Raspberry permet, vous le voyez de réduire considérablement  le  coût de l’acquisition des ordinateurs. Et ainsi chaque école,  chaque mairie peut désormais ouvrir  et déployer les salles informatiques afin de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’africains qui innovent, qui créent et qui ne se contente pas d’utiliser  le numérique, mais aussi de le penser et d’être des producteurs dans la numérique en Afrique. On est très loin d’imaginer l’effet de l’utilisation d’un ordinateur sur un enfant qui très tôt commence  à utiliser l’outil informatique pour faire ses propres recherches. Le Rwanda  est un cas très particulier où les enfants commencent à utiliser les tablettes à l’école maternelle.  En plus l’open source  C'est-à-dire donc le code source est ouvert offre  plus  de possibilités que les autres systèmes. Et plus encore,  capacité  d’adapter  le système  à son environnement et à son contexte. Avec les étudiants de la Faculté du Génie Industriel de l’Université de Douala au Cameroun,  nous avons pu monter de bout en bout des ordinateurs à partir de Raspberry (https://tic-africa.blogspot.com/2018/02/la-10ieme-edition-de-la-semaine-de.html ). L’expérience était simplement mémorable. Parce que la découverte et l’innovation  était au rendez-vous.
Voilà donc  une solution très pratique et opérationnelle  que l’Afrique peut  mettre en œuvre  pour non seulement monter les ordinateurs localement, mais aussi et surtout pour  démocratiser l’accès à l’outil informatique et spécifiquement  l’accès  à l’ordinateur.
La société civile devrait – en principe-  être mise à contribution afin d’organiser des lobbyings et des  groupes de pressions pour pousser les gouvernements à adopter les solutions open-sources et particulièrement le Raspberry  pour réduire la fracture numérique  en Afrique. Alors qu’est ce que nous attendons pour monter les ordinateurs open-source en Afrique ? Nous avons déjà lancé l’expérience à Limbé, à Bandjoun, à Bangoua et très prochainement à Yaoundé au Cameroun pour non seulement réaliser le transfert de technologie en la matière, mais aussi pour organiser les centres d’apprentissage et de montage des ordinateurs open-sources au Cameroun. Nous pensons que c'est ainsi que nous devons aussi construire numériquement l'Afrique.


L’Equipe Cybervillage ( ticafrica2010@gmail.com