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Deux jours inoubliables avec les étudiants de la Faculté de Génie Industriel, de l'Université de Douala au Cameroun.

Le rideau et retombé  sur le  10ième Edition de la Semaine de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat organisée par la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala, Cameroun. Et TIC Africa a marqué à sa façons le séjour des élèves-Ingénieurs  dans ce temps de savoir.
En effet pendant deux jours les  étudiants en télécommunications  on suivi des Ateliers Cybervillage. Ceci dans le cadre d'un partenariat de transfert de technologies et  compétences  avec les experts  TIC Africa / Cybervillage.
Pour les étudiants ces deux jours ont été mémorable tant par leur contenu,  que par les transferts reçus des ateliers pratiques avec les experts  des réseaux sans fil, des routeurs, des antennes et des solutions open-sources à très faible consommation d'énergie.

Atelier : Montage d'Ordinateur Made-in-Cameroon ( Open-source)

Cet Atelier animé par Michel de Linux Friends
( http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?page_id=245)  a été un  véritable succès.  Car, les étudiants ont pu assembler, monter et configurer eux-mêmes un Nano Ordinateur basé sur un système d'exploitation  Libre ( open-source). C'était une grande première au Cameroun que, les étudiants se mettent à l'école du montage et de la configuration des ordinateurs open-source et en plus à très faible consommation d'énergie. Rappelons ici  que l'ordinateur assemblé par les élèves-ingénieurs de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala au Cameroun est à très faible consommation d'énergie : moins de 10 Watt.
Ce qui est très pratique pour l'accès à l'outil informatique dans les zones rurales d'Afrique au sud du Sahara. D'autant plus qu'avec cette faible  consommation d'énergie on peut aisément les alimenter à l'énergie solaire et ainsi permettre au plus grand nombre d'avoir accès à l'outil informatique et au numérique.
La satisfaction pouvait se lire sur le visage des étudiants qui ont dit leur grande satisfaction  au terme de cet atelier vraiment révolutionnaire dans leur formation.
Après avoir donc monter cet ordinateur open-source, plusieurs expériences ont été expérimenté sur cet outil de base du numérique. Ils ont entre autres expérimenté l'utilisation de cet ordinateur pour la bureautique, pour les systèmes embarqués, pour la programmation et pour la robotique. Bien plus ils ont vu qu'on pouvait aussi utiliser cet ordinateur comme serveur pour déployer un système de bibliothèque numérique. C'est à dire un serveur ou on stockerai des livres et système de formation  à distance pour l'usage publique et communautaire.
Pour le Président du Comité d'Organisation de cette  semaine, la satisfaction a été presque totale. Et le souhaite émis est que TIC Africa / Cybervillage continue dans la même lancé. C'est à dire dans l'encadrement et la formation de la jeunesse camerounais par les ateliers de transfert de technologies et de compétences dans les technologies innovantes.  

Atelier : Réseaux sans fil et antenne Wifi ( 802.11)

L'atelier  sur les Réseaux sans fil et les antennes a permis aux jeunes de bien cerner les différentes architectures dans le monde des télécommunications ainsi que la propagation électromagnétique, au cœur même des réseaux de télécommunication.  Ils sont  pu comprendre comment fonctionnent les trois grandes architectures de base  à savoir : Les points à points, les points à multipoints et les multipoints à multipoints.
Ils ont aussi appris comment on pouvais à partir de boîte de récupération d'une certaine dimension concevoir et fabriquer les antennes wifi oscillant à la fréquence 2.4Ghz.

Là encore leur surprise et leur curiosité étaient au comble. Faire une antenne avec des boîtes de conserve de récupération, de l’éteint et un fer à souder?  C'était simplement extraordinaire pour  ces étudiants pour la plus part en fin de formation.
A la suite de leurs camarades  de l'IUT FV de Bandjoun, de l'ISTIC de Bagangté, de l'Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de Yaoundé, ils ont pris la résolution de mettre  à contribution les réseaux larges bandes comme le Wifi             ( 802.11) pour eux aussi, lutter contre la fracture numérique.  C'est en fait le but ultime que vise TIC Africa / Cybervillage dans ces Ateliers Pratiques dans les Universités et Grandes Ecoles d'Afrique : Former une masse critique de jeunes  pour qu'ils puissent réaliser des projets innovants pour d'une part réduire la fracture numérique et d'autres part développer les continue locaux si  pauvre en Afrique.
Le projet d'un réseau WiFi Communautaire est  désormais en étude et en gestation dans cette grande institution académique qui forme des ingénieurs dans plusieurs filière. Le but de l'opération est non seulement le partage des ressources  tel que la bibliothèque numérique en ligne mais aussi et surtout de cet outil précieux qu'est l'Internet.

C'est dire que, les étudiants de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala, ont passé deux jours inoubliables  avec les experts de TIC Africa/Cybervillage et de Linux Friends. Ces experts ont été eux aussi très content de l'attention et de l'assiduité des étudiants. Et le souhait de toutes les parties est de perpétuer cette pratique  qui rentre non seulement dans le cadre de la professionnalisation des enseignements dans nos grandes écoles, mais aussi offre aux étudiants finissant les possibilités accrus de stage et d'insertion professionnels.

Vivement que cette pratique se perpétue.
Merci à l'Association des Etudiants de la FGI ( Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala)
Merci aux Experts de TIC Africa-Cybervillage et de Linux Friends,
Merci au Doyen de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala
Merci au Recteur de l'Université de Douala et à toute l'Université de Douala.











Comment  monter les ordinateurs open sources en Afrique et  démocratiser l’accès   à l’outil numérique ?

 L’explosion  du  marché  du numérique en Afrique  n’est plus à démontrer.  Du simple  Smartphone aux ordinateurs portable en passant par les tablettes, le marché africain connais un grand boom. Et quelques applications locaux font parler d’elles : c’est le cas du  Mobile Banking, des  Réseaux Sociaux Africain et des applications tournée vers l’agriculture et même le tourisme.  Mais ce qui est très frustrant  c’est que ce marché profite plus à l’Asie,  à  l’Europe, à l’Inde  et très peu aux Africains.  En d’autres termes les africains ne tirent pas vraiment profit du numérique ou mieux ne profitent pas des dividendes  des technologies de l’information et de la communication. Nous sommes simplement des  consommateurs et non  des acteurs  et producteurs  du numérique. Il est donc question de savoir s’il est possible de monter les ordinateurs  « open source »  en Afrique  afin de  démocratiser  l’accès à l’outil  numérique.  Si  c’est donc possible, comment le faire ? Si non pourquoi ce n’est pas possible…

Le numérique et les télécommunications  nous introduisent dans un monde  de  possibilités et d’opportunités. Le numérique est au centre de plusieurs  controverses  en Afrique et ailleurs. Il semble que les collectivités locales et les politiques ne s’impliquent pas assez sur les questions du numérique. Et  on  est  très étonné que les africains ne tirent pas grand profit de ces innovations technologiques. Et pourquoi ?
Au cœur de cette question fondamentale il y a l’accès au savoir, aux  technologies  et à l’information.  Le  simple manque  d’informations est bien souvent la cause des désastres en Afrique et même de catastrophes. Que ce soit sur le  plan sanitaire,  agricole, touristique et éducationnel.  L’information semble être une denrée très rare en Afrique. Pourtant l’Internet regorge d’innombrables  informations  à disposition de la planète tout entières.  Nous avons là l’épineux problème de la fracture numérique en Afrique. Quant aux savoirs et aux technologies,  la passiveté des africains et spécifiquement de la jeunesse  est  très étonnante. Presque personne ne veut remuer le petit doigt pour oser créer et innover afin d’améliorer ses conditions de vie. Et pourtant nous savons qu’il est possible de nos  jours d’avoir accès à tout le savoir de l’humanité simplement  à partir d’une connexion Internet.   Et ainsi apprendre à faire des choses et à réaliser des projets numériques aussi importants que le montage et la configuration des ordinateurs localement.
L’impact et l’innovation des  solutions open-source n’est plus à démontrer.  Nous  avons découvert  il y a quelques années  les solutions open sources  à base de Raspberry.
Le Raspberry Pi est un nano-Ordianteur  mono-carte à Processeur ARM conçu par  David Braben (créateur de jeux vidéo) dans la cadre de sa Fondation. Ce nano-Ordinateur, gros comme un porte-monnaie est destiné au départ à encourager l’apprentissage  de  la programmation informatique sans avoir de très gros ordinateur.  Il permet l’exécution de plusieurs  systèmes  d’exploitation libre GNU/Linux-Debian  et  d’une grande variété  de logiciels compatible. Mais également avec les solutions open-source, Microsoft Windows :
Windows 10 IoT Core et Android.
Le système Raspberry est fourni nu (carte mère seule, sans boîtier, ni alimentation, ni clavier, ni souris, ni écran).  Et ceci dans l’objectif de  réduire considérablement  les coûts et permettre l’utilisation  de matériel de récupération.  Le prix de ce « bijou » est dérisoire (environ 25.000F CFA)  si on considère toutes ses possibilités.  Les premiers exemplaires ont été mis en ventre en février 2012  et en 2016 on comptait plus de 10 millions de Raspberry Pi vendus à travers le monde.  De multiples versions ont été développées.  Alors la grande innovation de ce système est le niveau de miniaturisation auquel la technologie est arrivée. C’est simplement  extraordinaire parce que petit bijoux vous permet d’avoir un nano-ordinateur cadencé à  1Ghz (1 Giga Herz) et dépasse même certains micro-ordinateur portable.
Le Raspberry est un ordinateur tout fait et il permet de faire ce qu’on fait avec un ordinateur  au bureau, à la maison comme en entreprise.  Il s’inspire du BBC Micro d’Acorn Computer (1981) et est essentiellement destiné à encourager les jeunesses à la programmation. Alors la question serai celle de savoir pourquoi les africains ne tirent-ils pas profit de cette infrastructure miniaturisée  qui permet de  concevoir, de monter et de configurer   un ordinateur qui soit,  non seulement open source, mais aussi et surtout à très faible consommation d’énergie. Ce qui justement est propice pour les zones rurales africaines où l’énergie  électrique est  encore un luxe. On pourrait donc monter des ordinateurs solaires pour l’Afrique.  Précisons ici que le Raspberry consomme à peine 5 W et peut supporter  plusieurs applications.  Les équipes de Linux Friends  (http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?p=1742 ) et  de  Cybervillage AFrica ( www.tic-africa.blogspot.com )  ont réalisé plusieurs applications avec ce  nano-Ordinateur :  Du montage  d’un système d’ordinateur complet, en passant par le déploiement d’une bibliothèque numérique, d’un serveur de voix sur IP pour la téléphonie rurale ou la téléphonie d’entreprise et même la conception et la réalisation d’un routeur Wifi. Vous voyez et comprenez pas vous-même qu’il est  bel  et bien possible non seulement  de montrer les ordinateurs à faible consommation d’énergie, mais aussi et surtout de démocratiser l’accès à l’outil informatique en Afrique.

Et sa constitution technique alors ?

Il existe plusieurs modèle de Raspberry. Le  29 février 2016 pour le quartrième anniversaire de la commercialisation du premier modèle, la Fondation Raspberry Pi annonce la sortir du Raspberry Pi 3. Comparé u Pi 2, il est dispose d’un processeur Broadcom BCM2837 64 bit à quartre cœurs ARM Cortex-A53 à 1,2 Ghz d’une puce Wifi 802.11n et Bluetooth 4.1 intégrée. Il possède les mêmes dimensions et connectiques que les anciens modèles. La vitesse d’horloge est 33% plus rapidement que le Pi2, ce qui permet d’avoir un gain d’environ 50-60 % de performance en mode 32 bit. Qu’est ce qu’on ne peut pas faire en Afrique avec ce bijou ???
Le Modèle Zero : L’ordinateur à moins de  5000 FCFA ( cinq mille francs CFA)
Le 26 novembre 2015, la Fondation Raspberry Pi annonce la sortie du Raspberry Pi Zero. Il reprend les spécifications du modèle A/B avec un processeur cadensé à 1 Ghz au lieu de 700 Mhz, il est par contre plus petit, disposant d’une connectique minimale. Son prix inférieur inimaginable et très inférieur par rapport aux modèles précédents : un nano-ordinateur à moins de  5000 FCFA ( cinq mille francs CFA). Le 28 février 2017 le  Raspberry Pi Zero W est sur le marché et maintenant doté de Wi-Fi et de Bluetooth. Ces nouveautés lui permettent de se connecter à Internet directement, et à d’autres appareils et donc d’en multiplier les possibilités. Le Raspberry Pi Zero, lui n’avait pas de connexion Internet et cela pouvait poser problème pour certains projets ( des objets connectés par exemples). Voilà comment la  technologies avancent et les africains choisissent encore de rester en marge de cette révolution numérique qui se construit.
La solution à base de Raspberry permet, vous le voyez de réduire considérablement  le  coût de l’acquisition des ordinateurs. Et ainsi chaque école,  chaque mairie peut désormais ouvrir  et déployer les salles informatiques afin de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’africains qui innovent, qui créent et qui ne se contente pas d’utiliser  le numérique, mais aussi de le penser et d’être des producteurs dans la numérique en Afrique. On est très loin d’imaginer l’effet de l’utilisation d’un ordinateur sur un enfant qui très tôt commence  à utiliser l’outil informatique pour faire ses propres recherches. Le Rwanda  est un cas très particulier où les enfants commencent à utiliser les tablettes à l’école maternelle.  En plus l’open source  C'est-à-dire donc le code source est ouvert offre  plus  de possibilités que les autres systèmes. Et plus encore,  capacité  d’adapter  le système  à son environnement et à son contexte. Avec les étudiants de la Faculté du Génie Industriel de l’Université de Douala au Cameroun,  nous avons pu monter de bout en bout des ordinateurs à partir de Raspberry (https://tic-africa.blogspot.com/2018/02/la-10ieme-edition-de-la-semaine-de.html ). L’expérience était simplement mémorable. Parce que la découverte et l’innovation  était au rendez-vous.
Voilà donc  une solution très pratique et opérationnelle  que l’Afrique peut  mettre en œuvre  pour non seulement monter les ordinateurs localement, mais aussi et surtout pour  démocratiser l’accès à l’outil informatique et spécifiquement  l’accès  à l’ordinateur.
La société civile devrait – en principe-  être mise à contribution afin d’organiser des lobbyings et des  groupes de pressions pour pousser les gouvernements à adopter les solutions open-sources et particulièrement le Raspberry  pour réduire la fracture numérique  en Afrique. Alors qu’est ce que nous attendons pour monter les ordinateurs open-source en Afrique ? Nous avons déjà lancé l’expérience à Limbé, à Bandjoun, à Bangoua et très prochainement à Yaoundé au Cameroun pour non seulement réaliser le transfert de technologie en la matière, mais aussi pour organiser les centres d’apprentissage et de montage des ordinateurs open-sources au Cameroun. Nous pensons que c'est ainsi que nous devons aussi construire numériquement l'Afrique.


L’Equipe Cybervillage ( ticafrica2010@gmail.com

La 10ième  Edition de   La Semaine de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat  en préparation avec les équipes de la Faculté de Génie Industriel de Douala au Cameroun.

Ça y est la dixième édition de la Semaine de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat   sera lancé dans quelques jours seulement. Dans son challenge d'accompagner les élevés-ingénieurs en général et ceux des filières réseaux et télécoms en particulier,  TIC Africa  organise un ensemble d'atelier dont le but est  le renforcement des capacités techniques des étudiants de la Faculté de Génie Industriel.

A cet effet une série d'Ateliers / Worskshops vont être organisé au sein de la Faculté de Génie Industriel de l'Université de Douala..

Les préparatifs vont bon train et les Ateliers auront belle et bien lieu sur le Campus et à l'extérieur du CAMPUS.
Boris a conduit l'équipe de TIC Africa et Linux Friends  ( http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?page_id=245)
dans une visite guidée à travers le Campus de la FGI. Et tout est  prêt pour la grande Parade de la Semaine de l'Industrie et de l'Entrepreneuriat.



Plusieurs Ateliers au programme:

1. Vsat : Installation,  pointage et configuration
2. Réseaux sans fil : Configuration des routeurs, fabrication des antennes avec du matériel local, hotspot
3. " Je monte et configure mon Ordi Solaire Made-In-Cameroun, sans risque, ni virus..." comme le font déjà plusieurs jeunes qui n'ont même pas de bac ( http://sokolo.cronopios.org/wordpressses/wordpress/?p=1742 )
4. Installation et configuration d'un Radio FM à partir de l'Open-Source
5.Installation et configuration d'un Bibliothèque Numérique Solaire
6. Initiation à la Robotique à partir de l'ordinateur à  3500 FCFA
7. Blogging et Marketing digital : Comment créer son entreprise étant étudiant et en partant de rien ( avec 25.000 F CFA de Capital)
8. Comment  créer son business ou entreprendre étant à l'Ecole
Ce que vous devez savoir :
- L'Ecole formelle n'est pas une fin en soi, on peut bien réussir sans l'école
- L'Ecole dans sa forme actuelle doit être transformé: Tous les savoir du monde sont désormais disponible gratuitement et en plus sont mis à jour régulièrement.
- Ce qu'on n'apprend pas à l'Ecole et qui est pourtant, vous permet de réussir dans la vie
- Les 12.5 Raisons  de créer votre entreprise au lieux d'être employé ou salarié
Un Package de contenu de formation vraiment, bien élaboré et étudié pour permettre aux étudiants d'être tourné résolument vers le professionnalisme et vers l'entrepreneuriat qui sont les gages de leur succès future.
Alors le Rendez-vous est pris Samedi 03 février dans le Campus de la Faculté de Génie Industriel pour le lancement des Ateliers / Workshop
L'Equipe TIC Africa / Linux Friends



















Comment Hacker son  éducation en Afrique

Le "Hacking" est une pratique bien continue du monde informatique et des informaticiens. Cette dernière  est regardé d'un très mauvais œil.  Mais alors qu'entendons nous ici par "Hacker tous les systèmes"? 
Alors  pour me faire simple je vais vous raconter une petite anecdote qui a fait le tour des réseaux sociaux, ceci afin de vous amener à mieux comprendre le contexte dans lequel nous utilisons le terme « hacker ».
Alors on dit qu’aux Etats Unis quand  vous passez un entretien d’embauche,  la principale  question est : Qu’est ce que vous savez faire ? En Europe ou particulièrement en France on vous demande le nombre d’année d’études que vous avez fait après le Bac (bac +….). Et enfin en Afrique et plus précisément au Cameroun, on vous demande, qui vous a envoyé ?
Alors je présume que les trois réponses dans les trois contextes  différents éveillent en vous des questionnements et certainement ne vous sont pas étrange.
Pourquoi nous faisons cette réflexion sur le « Comment hacker son éducation.... » Simplement pour faire comprendre  aux jeunes qu’il est possible aujourd’hui   avec le numérique de casser tous les anciens systèmes.  II est par ailleurs vrai que les systèmes éducatifs ont besoin d'une réel transformation pour répondre aux besoins des entreprises et des sociétés de notre temps. Mais c'est transformation va se faire progressivement et finalement s'imposer à tous.  La digitalisation du  monde et particulièrement  celle du continent africain offrent des opportunités  exceptionnelles à la jeunesse. Et on serait en droit de se poser la question de savoir pourquoi donc les africains continuent d’aller « se suicider » dans l’océan ? Et de se  livrer en « esclavage » en Afrique du Nord  en cherchant les routes vers l’Europe ?
Si l'éducation n'arrive pas encore à apporter des solutions aux problèmes de l'Afrique, elle permet tout au moins de préparer le jeune à avoir les bases de la lecture, de l'écriture et d'une certaine culture générale. Avec ces bases, le jeune pourra lui-même construire son apprentissage en fonction de ses passions,  de ses aptitudes et de ses compétences. Avec juste  un peu de  « jugeote » hacker son éducation devient un « jeu » d’enfant. Nous vivons une merveilleuse et exceptionnelle  époque. Une époque où l’information n’a jamais été aussi à disposition des humains.  Mais malheureusement, on a l’impression  que  les  jeunes ne s’en rendent pas compte. 

Réalisons-nous, que nous avons tout le savoir du monde sur  Smartphone connecté à l’Internet ?  Il y a quelques  années encore ce privilège n’était réservé qu’aux Chefs d’Etats et aux grands patrons des multinationales.  Avoir un téléphone intelligent ( SmartPhone) et en plus connecté à l’Internet n’était pas donné à tout le monde. Aujourd’hui avec moins de 25 000 FCFA, vous avez un Smartphone en Afrique.  il le marché est très florissant. Pourquoi ne pas en faire bon usage, pour « hacker » votre éducation ? Pourquoi ne pas ouvrir les yeux pour voir, apprendre et appliquer ce qu’on sait déjà afin de « hacker » votre éducation ?

Alors l’expérience du terrain montre bien que la meilleur façon de « hacker » son éducation, c’est belle et bien de créer son business et  de s’auto-employer. Quand vous prenez la décision de créer votre entreprise,  personne  ne vous demandera un jour, c’est quoi votre diplôme, qui vous  a  recommandé ou encore combien d’année d’étude  supérieure avez-vous faites  à l’université.  C’est évident que quand vous êtes entrepreneur, personne ne veut savoir votre niveau d’étude. Tout ce que le client demande,  c’est une bonne prestation, un bon service ou un bon produit. L’affaire de diplôme, de recommandation, du niveau d’études importe très peu. Il faut juste avoir une compétence et des aptitudes  à valiser pour créer un produit, un service ou une prestation innovante. L’un des plus grands bloggeurs en francophonie mondiale, Olivier Rolland l’explique très bien avec des exemples dans  son livre «  Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études… ».https://olivier-roland.com/

Voilà donc la clé et le secret pour « hacker son éducation » ou mieux pour "hacker" tout les systèmes éducatifs  du monde.  Olivier Rolland explique que, quand vous créez votre entreprise ou devenez entrepreneur la société a un autre regarde sur votre personne. Vous inspirez   non seulement les autres, mais aussi vous êtes pris comme une référence dans la société, surtout en Afrique. Et en plus vous êtes libre.  Certains  me diront que c’est impossible quand on n’a pas de capital, de créer une entreprise ou un business. Mais nous  répondons  qu’il est possible de créer son business avec le numérique, même sans capital.  Le numérique et le digital sont de véritables « fermant »  et « levier » pour l’économie et l’entrepreneuriat en Afrique et même ailleurs dans le monde. Olivier est un modèle vivant et vrai.
Alors la meilleure façon de hacker ou mieux de passer outre ces systèmes, c'est d'être entrepreneur et de créer son business.  Savez-vous que l’Afrique devient progressivement source  d’innovation, et crée des produits et services numériques qui n’avaient jamais existé par le passé ? Les experts parlent « d’innovation inversée ». C'est-à-dire que pour eux, l’innovation devrait forcement venir de l’occident.  Mais malheureusement  les africains parviennent déjà à inversé les sens du « vecteur » en créant des nouveaux services et produits. Bien plus en donnant des leçons d'innovation au reste du monde.  C’est le cas du mobile banking, de l’utilisation du téléphone portable dans l’agriculture et de bien d’autres services.
Hacker son éducation, c’est simplement mettre en action son savoir technique pour créer de la valeur pour les autres. C’est innover dans tous les domaines. C’est avoir  assez  d’audace pour apprendre, se former, mettre son savoir-faire en application et «  travaillez jusqu’à ce que ça fasse mal » comme le dis si bien  le  Président Paul KAGAME, du Rwanda. Car la pauvreté selon lui,  fait plus mal encore. Vous voyez que ce n’est pas si compliquer « hacker son éducation ».
Au bout du compte on comprend bien que le numérique offre plusieurs opportunités  à la jeunesse. Internet est une véritable chance pour l’Afrique, comme le proclamait déjà l'expert informaticien BONJAVO au début de millénaire. De la fracture numérique, au développement des contenus locaux, en passant par le marketing digital, les opportunités sont innombrables. Chaque jeune devrait dont se pencher sur le numérique pour mieux cerner les enjeux,  s’y former, l’adopter pour finalement «hacker son éducation », développer le continent et mieux vivre en Afrique
Bonne chance à tous.
Josselin M. YOUMBI
Ingénieur télécoms
Enseignant  des réseaux et télécoms  dans les Grandes Ecoles d’Afrique


Ingénieur Numérique Sans diplôme : Mythe ou Réalité ...?

En  Afrique et partout ailleurs dès que vous vous présentez comme ingénieur, tout le monde vous regarde avec respect et vous considère comme une personne qui a réussit. Et surtout si vous êtes diplômé d'une prestigieuse grande école, comme  l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé au Cameroun. Plus encore si vous totalisez un nombre important d’année d’étude supérieure, on vous prend presque pour un "gourou" de secte.  Le mythe du diplôme et du nombre d'année passée à l'université est comme un blocage pour plusieurs africains. Pourtant l'expérience  du terrain montre bien que   dans plusieurs  écoles  d'ingénieurs d'Afrique les étudiants  finissent leur  cursus souvent sans vraiment être opérationnel  et sans compétences. Voilà pourquoi on parle de plus en plus de professionnalisation  des enseignants, comme pour compenser un manque très perceptible à la fin des études.  Imaginez-vous qu'en 2018 plusieurs écoles d'ingénieurs n'ont même pas une salle d'ordinateur en Afrique ? Et que dire de la connexion Internet…?

C'est bien souvent avec le temps  et l'expérience du terrain que plusieurs ingénieurs  essaient de bien maîtriser les technologies sur lesquelles ils sont déjà diplômés et  ont été formés.  Au vu des réalités du terrain, des contenues  de formation un peu obsolètes dans nos grandes écoles et  de  l'évolution  technologique,  on serait en droit de se poser la question de savoir s'il n'est pas mieux de repenser l'école ou simplement de réinventer un  système éducatif  pour former  les ingénieurs numérique opérationnel  sans diplôme?  C'est-à-dire   un système ou l’entrée ne serait pas conditionné par le baccalauréat ou par un  mystérieux concours ou l’admission serait des plus sélectives.  Est-il possible d’être ingénieur sans diplôme ?   Est-ce  un mythe ou une réalité réalisable ?
Les exclus du système formel ne peuvent-ils pas, eux- aussi devenir des ingénieurs?  Ne serait-il pas nécessaire de valider les acquis professionnels de ces jeunes très souvent passionnés, mais qui malheureusement n'ont pas peu avoir leur entrée dans une grande école ? Et que dire de ceux  qui n'ont même pas eu la chance de finir leurs  études secondaires et pourtant sont des passionnés de la technologie. Le constat et alarmant et même frustrant pour plusieurs. Surtout dans le contexte africain. Où presqu’aucune chance n’est donné offerte à ceux qui décroche en cours d’études secondaires ou supérieures.

Nous partageons ici des expériences  bien particulières sur des pratiques des ingénieurs en Afrique  au sud du Sahara, sur les contenus de formation, sur les possibilités  de repenser la formation professionnel et spécifiquement  le transfert de technologies en Afrique. Ce dernier semble  être le gage d’un développement réel et effectif.

D'entrer de jeux, je partage avec vous mon expérience d’ingénieur praticien, de formateur et d’enseignant dans les grandes écoles d’Afrique. Je suis un tout-petit ingénieur télécoms, mais sans diplôme depuis  18 ans. J'ai fais beaucoup de formations, mais malheureusement ou heureusement j'ai jamais eu un diplôme d’ingénieur  délivré par une quelconque université. Je n’ai même jamais passé un concours d’entrée dans une école d'ingénieur. Pourtant je suis ingénieur en télécommunication, et spécialisé dans les réseaux sans fil qui sont une véritable passion pour moi. En plus  je suis enseignant-formateur-chercheur dans plusieurs grandes écoles  d’ingénieurs  en Afrique.
Avant de continuer notre réflexion,  essayons de mieux comprendre le terme INGÉNIEUR. Il est définit, comme un professionnel concevant des projets, si possible, par des moyens novateurs, et dirigeant la réalisation et la mise en œuvre de l'ensemble : produits, systèmes ou services impliquant de résoudre des problèmes techniques complexes.  Cette définition assez claire et complète de l'encyclopédie universelle Wikipédia, nous semble bien appropriée pour  poursuivre notre réflexion et mieux comprendre ce qui se  cache  dans le terme « ingénieur ». Signalons au passage qu'en aucun cas, dans cette définition nous ne voyons le nombre d'année d'étude qu'il faut faire pour être considéré ou exercé comme ingénieur.

Par ailleurs on serait en droit de se demander  si  l'ingénieur est forcement ingénieux ? Peut-on faire la différence entre  l'ingénieur diplômé de l'Université et l'ingénieur de terrain ou encore l'ingénieur auto-formé et passionné ?
Une petites anecdote : Dans le cadre des ateliers TIC Africa / Cybervillage, qui est un programme de transfert de technologies et de compétences  que  nous avons crée en Afrique, nous avons été invité à réaliser des ateliers-labo pratiques avec les étudiants du programme de  MASTER de l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) délocalisé à l'Ecole  Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé au Cameroun.  A  cette occasion mon assistant  de cours se trouvait être un de nos jeunes qui n'avait même pas pu avoir son baccalauréat et qui pourtant avait des compétences  et  des aptitudes techniques professionnelles,  est  arrivé à montrer aux étudiants de Master comment :
  •   Réaliser un réseau sans fi et faire un bilan de  liaison
  • Configurer un routeur open source et un routeur ordinaire
  • Concevoir et déployer un réseau privé virtuel ( VPN) 
  • Fabriquer des antennes dans la bande des 2.4Ghz
  • Connecter deux réseaux distants, dans des villes et même des pays différents.
  • Installer, pointer et configurer un réseau satellitaire 
  • Alimenter tout système à l’énergie solaire

Et bien d'autres astuces dans la conception, l'administration et la gestion des réseaux en télécommunication. Nous avons eu la même expérience  au Campus Numérique à N'Djamena au TCHAD, mais cette fois avec les professionnels du secteur et les enseignants d'universités.
Alors revenons sur la  question du type d'ingénieur que l'on veut avoir pour l'émergence de l'Afrique : les ingénieurs de terrain ou les ingénieurs super diplômés des  universités et grandes écoles ?  Loin de nous l'idée de vouloir faire des réflexions philosophiques. Nous voulons juste attirer l'attention sur les notions d'ingénieurs, d’opérationnalité technique  et amener les uns et les autres à  admettre qu'il est possible de nos jours d'être ingénieur sans diplôme en  Afrique. Ce n’est pas nouveau. On ne comprend pas pourquoi les africains sont toujours complexés et pensent presque tous,  qu'il faut  forcement  faire de très longues   études de doctorat ou d'agrégation pour  être ingénieur et servir  son pays.

Les étudiants  de la prestigieuse école 42  www.42.fr,  créé par Xavier Niel,  n'ont aucun complexe en finissant leurs études. Pourtant plusieurs parmi eux, n’ont même pas de baccalauréat.  Bien au contraire ils ont une avance très remarquable même sur les "Centraliens" de Paris ou sur ceux du Massachussetts Institut of Technology des Etats Unis d’Amérique. C’est pareil pour les étudiants du programme 10000 Codeurs ( www.10000codeurs.com) de la Société OBJIS  et ceux des « Cybervillage Open Academy for Developement » de l’Association  TIC AFrica. ( www.tic-africa.blogspot.com)
Dans les trois cas de figure aucun diplôme n’est exigé  au début de la formation, mais les stagiaires sont rompus aux codes, aux technologies innovantes, à l’open-source et à l’application concrète des savoirs techniques pour créer de la valeur pour les entreprises  et pour les économies dans le monde.

Le but de l’école  42 est de fournir les ingénieurs qu’on n’arrive pas à trouver sur le marché des diplômés. Ceci parce que les écoles d’ingénieurs n’arrivent pas former  le type d’ingénieur dont ont besoin les entreprises du numérique.


Le programme très innovant 10 000 Codeurs de OBJS  www.10000codeurs.com  veut faire l’Afrique le premier fournisseur  de  développeurs  et de codeurs  dans le monde. Ceci par un transfert de technologies dans les codes  informatiques et particulièrement dans le JAVA. Au terme de cette  session de transfert de technologies qui dure  environ 20 mois et qui se déroule en formule cours-du-soir,  le stagiaire  est apte à développer les applications mobiles et WEB qui  tiennent compte de l’environnement et des réalités africaines.   Ils s’attaquent par le fait même un à l’un des grands piliers du numérique  en Afrique qui est  le développement des contenus locaux africains. Ce programme est déjà en marche dans plusieurs pays d’Afrique francophone et est promis à un bel avenir, parce qu’il trouver l’adhésion de plusieurs Etats Africains et de plusieurs partenaires locaux.

Quant au programme « Cybervillage OpenAcademy 4 Dev » qui  date déjà de plus d’une décennie, il est basé sur la réduction de la fracture numérique  par le transfert de technologies dans les réseaux sans fil, la téléphonie rurale, le developpement  des contenus locaux web et de l’énergie solaire. Les stagiaires de ce programme, s’attaquent directement au problème de l’infrastructure Internet et spécifiquement de l’accès à  Internet au dernier kilomètre. (Last miles).  Plus de 485 Hot spot-Wifi sont aujourd’hui installé à travers l’Afrique grâce à ce programme.  Et le coordonnateur des programmes de TIC Africa,  envisage pour les deux prochaines années la création de 1000 Hotspot-Wifi  dans les  10 régions du Cameroun et en zone CEMAC. Et tout ce travail est fait et réalisé par  des ingénieurs sans diplôme, mais avec des compétences et des aptitudes  pratiques.

Les prévisions de la Banque  Mondiale et des économistes semblent être unanime sur le fait que l’Afrique est le continent de l’avenir. Et en plus la population africaine est pour la grande majorité jeune. Malheureusement les politiques publiques n’encouragent pas beaucoup la formation professionnelle et l’investissement dans les  infrastructures des Télécommunication.  L’Afrique est la région du monde  la moins connecté (moins de 20% de connectivité) et celle ou les  tarifs d’abonnements sont les plus élèves au monde. Ce qui situe la fracture numérique qui, en même temps est  un gisement d’opportunités  à la fois pour les Etats, pour les populations et pour le secteur privé.
Cette réalité est encore ignorée par beaucoup de jeunes en Afrique. Il est donc important et urgent de  former des ingénieurs praticiens en Afrique. Des ingénieurs pas forcement diplômés de Oxfort  en Angleterre ou de Polytechnique au Cameroun. Mais des ingénieurs praticiens qui peuvent  concevoir des projets innovants,  par des moyens novateurs, moins coûteuses et bien entendu dirigés la réalisation et la mise en œuvre des ensembles  « Produits-Système-Services » qui parviennent  à  résoudre des problèmes propres à l’environnement des africains. Les ingénieurs qui apportent des solutions aux problèmes de l’Afrique.
C’est le cas de la Sillicon Savana au Kenya, ou de la Sillicon Montain Cameroun  où  des jeunes passionnés et très souvent sans diplôme innovent, créent, inventent leur futur avec  des services et des produits innovant. Et par le fait même apportent  des solutions aux problèmes de l’Afrique. Voilà l’ingénierie sans diplôme dont il est question. Mais allons comment y arriver ou mieux comment arriver à un niveau de compétence, de technicité et d’ingéniosité sans passer par une école d’ingénieurs… ?

4 Moyens pour se former et être ingénieur, même sans diplôme.
« L’auto-éducation est, je le crois sincèrement, la seule forme d’éducation qui soit ». Cette  affirmation  forte d’Isaac Asimov (écrivain de science-fiction et expert scientifique américano-russe)   est bien surprenante, mais  semble  être un fait. Il prouve que l’auto-éducation est la meilleure  des éducations. D’une part parce qu’on aime ce qu’on apprend par soi-même et non imposé par un système. Et d’autre part, parce que l’apprentissage débouche presqu’immédiatement sur l’application concret des savoirs appris.  A la suite Isaac, l’entrepreneur américain Jim Rohn lui,  nous révolté un peu en disant que : « L’éducation formelle vous aidera à vous faire une vie mais,  L’auto-éducation vous aidera à faire fortune ».  Voilà un autre ton bien fort au sujet l’auto-éducation et  de l’auto-formation. S’il est vrai que l’Internet  et  les autres outils du numérique nous offre  une pléthore de solutions  pour nous former, il n’en demeure pas moins vrai qu’il faut de la ténacité et la détermination pour aller jusqu’au bout de ses idées.
Nous énumérons ici 4  façons ou solutions complémentaires  pour  vous  former et devenir Ingénieur même sans diplôme.

 1.     La lecture
Il a été prouvé, reprouvé et « re-reprouvé » que la lecture est le premier vecteur d’apprentissage dans le monde.  Il est admis que la lecture de 3 livres fait de vous un expert dans le domaine  auquel se rapportent vos lectures. Elon Must est considéré comment un expert  dans l’aéronautique, de l’aérospatial  et de  l’énergie solaire,  alors qu’il n’a jamais  fait les études d’aéronautique. Il a juste fait beaucoup de  lecture et de  recherche dans ces domaines. Pourquoi  ne pouvons-nous pas en faire autant en Afrique ?

2.     Les vidéos de formation  et Youtube
Les TEDx, série de vidéo sont des conférences très  intéressantes traitant des thématique divers et variés sont disponibles gratuitement en ligne sur Internet. Et  sont de sources d’inspiration dans tous les domaines des technologies, des sciences et de l’économie. Et malheureusement très peu d’africain s’intéressent à ces conférences. Les vidéos Youtube sont  de véritables sources d’inspiration de nos jours.  Elles ont permis à plusieurs  non seulement de se former, mais aussi de créer leurs business. Savez vous le nombre de temps moyen que passe un jeune africain sur les réseaux sociaux (particulièrement sur Facebook et Whatapp) ? Si seulement ce temps était mis à contribution pour l’apprentissage, l’Afrique serait déjà le gisement d’inventeurs le plus important de toute la planète.

3.     L’Auto-Radio (cours audio)
Ecouter l’autoradio ( ou mieux les fichiers MP3)  permet de se former pendant qu’on est dans un taxi ou au volant de sa voiture. Et ainsi les moments d’embouteillage sont capitalisés pour l’apprentissage. En une semaine, nous pouvons  accumuler  5h de conférence  en écoutant juste 1h par jour. Ce qui fait  20h d’écoute par mois
On peut apprendre par l’autoradio dans tous les domaines, et pas seulement les langues.  Elle favorise la créativité et  aiguise  notre vision de la vie et de l’avenir

4.     La Formation en ligne
La quatrième façon d’apprendre dans tous les domaines, c’est bien évidement par  la formation en ligne. Voilà Internet qui devient véritablement une chance pour l’Afrique, comment le disait l’ancien Ingénieur camerounais de MICROSOFT, Monsieur  Bonjavo. Une chance parce que les opportunités y sont dénombrés par milliers de millions. Le jeune Ingénieur  Camerounais Arthur Zang, inventeur du CardioPad ( périphérique de télémédecine) nous a confié qu’il est appris l’électronique entièrement en ligne pendant ses recherches. Et bien plus que c’est pas l’Internet qu’il a pu décrocher le premier financement pour lancer son entreprise.  Il existe en ligne sur Internet  plusieurs  solutions de formation.           Ce qu’on appelle couramment les MOOC  (Massive Open Online Courses), sont des cours pour la plus part gratuits. Mais très peu explorer par les Africains.         Le concept est né aux Etats-Unis  et se repend progressivement dans le monde entier. Ce sont des cours en ligne ouvert et massif permettant de se former à distance et pouvant accueillir un grand nombre de participants.  Plusieurs grandes écoles et universités  mettent à disposition en ligne la majorité de leurs cours. C’est dire que tout le savoir du monde est donc disponible en ligne sur Internet et en plus mise à jour. L’Université Virtuelle Africain est l’un des plus grands réseaux de formation et d’apprentissage à distance en Afrique. Cybervillage OpenAcademy  4 Dev est aussi un centre de formation et d’apprentissage à distance, lancé par l’Association TIC Africa / Cybervillage. Cette dernier offre de formation en ligne  et aussi des ateliers itinérante à travers les régions des  du Cameroun et d’Afrique.

         Au terme de cette réflexion, dont le but était de mieux comprendre la notion d’ingénieur numérique sans diplôme, de voir si c’est possible et réalisation. Nous remarquons tous que c’est bien possible  d’être ingénieur sans diplôme. Sans même avoir jamais fait des études supérieures.  Plus la peine de trouver des prétextes pour ce complaire dans l’oisiveté et le chômage. Plus la peine d’attendre l’Etat « Père  Noël » pour être ingénieur,  pour avoir un emploi ou pour  en créer une. Seul l’action, l’acquisition des savoirs techniques et leurs mise en application peuvent semble-t-il apporter un changement dans votre vie de jeune.  Donc « être ingénieur numérique »  ne devrait plus être un mythe pour les africains. Mais bien au contraire une issue pour casser les barrières de l’impossible, sortir sa zone de confort  et contribuer à développer  notre continent, maintenant ou jamais.

Bibliothèque  Numérique et Ordinateurs solaires pour réduire la fracture numérique.

Dans le cadre de leur programme commun de réduction de la fracture numérique au Cameroun et en Afrique, Linux Friends et  TIC Africa / Cybervillage se mettent ensemble pour la promotion et la vulgarisation des Bibliothèques Numériques solaires et des Ordinateurs solaires dans les écoles primaires et secondaires, ainsi que des Centres de formation et des universités.
De quoi s'agit-il en fait?
En fait au regard des réalités  contextuelles propres à l'Afrique et spécifiquement au Cameroun, il est question aujourd'hui de doter les écoles des centres multimédias  et de réaliser le transfert de technologies afin de réduire significativement la fracture numérique dans nos pays africains.  S'il est vrai que les politiques publiques semblent se mouvoir déjà  avec des actions concrets, il n'en demeure pas moins vrai que beaucoup reste à faire. Voilà pourquoi la société civile contribue elle aussi à la réduction de la fracture numérique et au défis du transfert de technologies et de compétences en matière de numérique.

La Bibliothèque Numérique pour quoi faire?

L'accès à l'information pertinente est très souvent gage de développement, d'épanouissement intellectuel  et d'innovation. En étant au courant des " bonnes pratiques" qui se font ailleurs, on peut être amener à la modéliser ou à la  dupliquer dans son contexte. Avec la bibliothèque numérique on peut acquérir des connaissances et des compétences dans tous les domaines et se former sans quitter sa localité. Et c'est  simplement innovant et vraiment pratique pour changer les mentalités et paradigme. 

On a l'habitude de dire que : " qui a l'information, a le pouvoir..." Il est donc question dans le cadre de ce projet de donner les mêmes chances d'apprentissage et d'acquisition des savoirs à tous les étudiants, les élèves et les écoliers. La majorité  des écoles en ville sont dotées des  bibliothèques physique et ceux des zones rurales pas du tout ? Pourquoi cette inégalité  ?
La bibliothèque numérique est donc une solution pour combler ce  déficit et ce fossé numérique dans les écoles.

Son principe est de mettre à disposition  des apprenants  et des enseignants la plus grand encyclopédie du monde sous forme numérique. ( Wikipédia). Cette dernière est  installé sur un serveur local et accessible en WiFi ( réseau sans fil) depuis un smartphone ou depuis un ordinateur ayant le Wifi ou encore depuis le centre multimédia du l'école. L'idée est simplement innovatrice et assez originale.

Selon l'encyclopédie mondiale, une  bibliothèque numérique (virtuelle ou en ligne ou électronique) est une collection de documents (textes, images, sons, vidéo) numériques (c'est-à-dire numérisés) accessibles à distance (en particulier via Internet ou via un réseau), proposant différentes modalités d'accès à l'information aux publics.

Nous comprenons donc l'importance d'avoir une bibliothèque numérique dans chaque écoles. Cette opération vise donc à doter chaque école d'une Bibliothèque Numérique solaire. C'est-à-dire qui fonctionne même en cas de coupure d'électricité. Nous sommes sans ignorer l’épineux problème d’électricité  dans nos pays d'Afrique au sud du Sahara. Nous avons voulu résoudre non seulement le problème de la fracture numérique, mais aussi celui électricité.

Nous pensons contribuer à notre façons à la réduction de la fracture numérique par l'installation des bibliothèques numériques et aussi par le transfert de technologies auprès des enseignants et des apprenants. Et ainsi un autre problème, celui du développement des contenus locaux pourra prendre forme et propulser l'émergence du continent.  Tout ceci, va impacter  positivement  l'éducation, l'enseignement et la formation professionnelle et créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse et pour les petites  entreprises.


Et les Ordinateur solaires alors ?

Plusieurs d'entrer-de-jeux ne comprendront pas c'est quoi un ordinateur solaire. Ou mieux vont penser que c'est  une fiction. Pourtant l'Ordinateur Solaire est désormais une réalité en Afrique. Et nous pensons que cette dernière devrait être adopté par toutes écoles en Afrique. Ceci pour deux principales raisons : Son coût presque dérisoire et sa faible consommation en énergie. Et en plus il fonction sous Open Source. C'est à dire qu'on a pas besoin d'acheter un système d'exploitation ou d'application pour pouvoir l'utiliser. Tout est gratuit en matière de système d'exploitation sur ces ordinateurs. Vous comprenez pourquoi nous avons dit plus haut, qu'il devrait être adopté par toutes les écoles d'Afrique. On serrait tenter de se demander pour cette technologies n'est pas appliquer depuis en Afrique...?  A chacun de répondre à cette question...

Imaginez-vous l'effet pour un enfant de commencer à manipuler l'ordinateur depuis l'écoles primaire? Imaginez-vous l'effet pour un enfant de s'avoir qu'il existe des énergies propres qui permettent d'éviter la pollution de l'environnement? 
Alors vous comprenez que les solutions existent, mais ne sont simplement pas exploitées en Afrique.  Nous pensons qu'il est temps pour l'Afrique de bouger et de se pouvoir pour réduire elle-même la fracture numérique  et donner les mêmes chance à tous ses enfants d’acquérir les connaissances  pour son émergence future. Notre défi et challenge  est non seulement d'installer les Bibliothèques numérique dans les écoles, mais aussi de réaliser le transfert de technologies pour que dans chaque Mairie du Cameroun afin que, des jeunes puissent continuer cette mission de l'opération:

Une Ecole, Une Bibliothèque Numérique Solaire.

Bien plus encore nous installons  des Centres Cybervillage, constitué d'ordinateur solaire dans les écoles, lycée et collèges.

La digitalisation de l'Afrique est véritablement en marche. Et  Nour Bouakline ( experte Africaine du  numérique et le digitale)   nous fait remarquer que l'Afrique est l'avenir. A ce sujet elle déclare :  "L’Afrique, c’est l’avenir. Oui! Parce que tout est à faire sur ce continent. Tout est à construire.  Par exemple, le taux d’accès à internet est de 30% en Afrique alors qu’en Europe il est de 80%. Nous allons donc sans doute voir des améliorations dans ce secteur et plusieurs autres domaines”, 

Nous sommes bien d'accord que tout est à faire et à construire : Infrastructures, équipements informatiques et télécoms, centrales d'énergies renouvelables et aussi le développement des contenus locaux ( applications, logiciels et sites web parlant des réalités locales).  Pour le faire on a besoin d'une nouvelle race d'ingénieurs et de techniciens. De praticiens et de passionnés ayant des compétences et des aptitudes avérée dans le numérique.   En attendant d'avoir ces compétences, ces savoirs et ces aptitudes on peut déjà se contenter d'utiliser de façon optimum les Bibliothèques numérique en ligne et "off line"

L'Equipe du Projet de Bibliothèque Numérique Solaire
ticafrica2010@gmail.com 

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