mardi 30 janvier 2018

Comment Hacker son  éducation en Afrique

Le "Hacking" est une pratique bien continue du monde informatique et des informaticiens. Cette dernière  est regardé d'un très mauvais œil.  Mais alors qu'entendons nous ici par "Hacker tous les systèmes"? 
Alors  pour me faire simple je vais vous raconter une petite anecdote qui a fait le tour des réseaux sociaux, ceci afin de vous amener à mieux comprendre le contexte dans lequel nous utilisons le terme « hacker ».
Alors on dit qu’aux Etats Unis quand  vous passez un entretien d’embauche,  la principale  question est : Qu’est ce que vous savez faire ? En Europe ou particulièrement en France on vous demande le nombre d’année d’études que vous avez fait après le Bac (bac +….). Et enfin en Afrique et plus précisément au Cameroun, on vous demande, qui vous a envoyé ?
Alors je présume que les trois réponses dans les trois contextes  différents éveillent en vous des questionnements et certainement ne vous sont pas étrange.
Pourquoi nous faisons cette réflexion sur le « Comment hacker son éducation.... » Simplement pour faire comprendre  aux jeunes qu’il est possible aujourd’hui   avec le numérique de casser tous les anciens systèmes.  II est par ailleurs vrai que les systèmes éducatifs ont besoin d'une réel transformation pour répondre aux besoins des entreprises et des sociétés de notre temps. Mais c'est transformation va se faire progressivement et finalement s'imposer à tous.  La digitalisation du  monde et particulièrement  celle du continent africain offrent des opportunités  exceptionnelles à la jeunesse. Et on serait en droit de se poser la question de savoir pourquoi donc les africains continuent d’aller « se suicider » dans l’océan ? Et de se  livrer en « esclavage » en Afrique du Nord  en cherchant les routes vers l’Europe ?
Si l'éducation n'arrive pas encore à apporter des solutions aux problèmes de l'Afrique, elle permet tout au moins de préparer le jeune à avoir les bases de la lecture, de l'écriture et d'une certaine culture générale. Avec ces bases, le jeune pourra lui-même construire son apprentissage en fonction de ses passions,  de ses aptitudes et de ses compétences. Avec juste  un peu de  « jugeote » hacker son éducation devient un « jeu » d’enfant. Nous vivons une merveilleuse et exceptionnelle  époque. Une époque où l’information n’a jamais été aussi à disposition des humains.  Mais malheureusement, on a l’impression  que  les  jeunes ne s’en rendent pas compte. 

Réalisons-nous, que nous avons tout le savoir du monde sur  Smartphone connecté à l’Internet ?  Il y a quelques  années encore ce privilège n’était réservé qu’aux Chefs d’Etats et aux grands patrons des multinationales.  Avoir un téléphone intelligent ( SmartPhone) et en plus connecté à l’Internet n’était pas donné à tout le monde. Aujourd’hui avec moins de 25 000 FCFA, vous avez un Smartphone en Afrique.  il le marché est très florissant. Pourquoi ne pas en faire bon usage, pour « hacker » votre éducation ? Pourquoi ne pas ouvrir les yeux pour voir, apprendre et appliquer ce qu’on sait déjà afin de « hacker » votre éducation ?

Alors l’expérience du terrain montre bien que la meilleur façon de « hacker » son éducation, c’est belle et bien de créer son business et  de s’auto-employer. Quand vous prenez la décision de créer votre entreprise,  personne  ne vous demandera un jour, c’est quoi votre diplôme, qui vous  a  recommandé ou encore combien d’année d’étude  supérieure avez-vous faites  à l’université.  C’est évident que quand vous êtes entrepreneur, personne ne veut savoir votre niveau d’étude. Tout ce que le client demande,  c’est une bonne prestation, un bon service ou un bon produit. L’affaire de diplôme, de recommandation, du niveau d’études importe très peu. Il faut juste avoir une compétence et des aptitudes  à valiser pour créer un produit, un service ou une prestation innovante. L’un des plus grands bloggeurs en francophonie mondiale, Olivier Rolland l’explique très bien avec des exemples dans  son livre «  Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études… ».https://olivier-roland.com/

Voilà donc la clé et le secret pour « hacker son éducation » ou mieux pour "hacker" tout les systèmes éducatifs  du monde.  Olivier Rolland explique que, quand vous créez votre entreprise ou devenez entrepreneur la société a un autre regarde sur votre personne. Vous inspirez   non seulement les autres, mais aussi vous êtes pris comme une référence dans la société, surtout en Afrique. Et en plus vous êtes libre.  Certains  me diront que c’est impossible quand on n’a pas de capital, de créer une entreprise ou un business. Mais nous  répondons  qu’il est possible de créer son business avec le numérique, même sans capital.  Le numérique et le digital sont de véritables « fermant »  et « levier » pour l’économie et l’entrepreneuriat en Afrique et même ailleurs dans le monde. Olivier est un modèle vivant et vrai.
Alors la meilleure façon de hacker ou mieux de passer outre ces systèmes, c'est d'être entrepreneur et de créer son business.  Savez-vous que l’Afrique devient progressivement source  d’innovation, et crée des produits et services numériques qui n’avaient jamais existé par le passé ? Les experts parlent « d’innovation inversée ». C'est-à-dire que pour eux, l’innovation devrait forcement venir de l’occident.  Mais malheureusement  les africains parviennent déjà à inversé les sens du « vecteur » en créant des nouveaux services et produits. Bien plus en donnant des leçons d'innovation au reste du monde.  C’est le cas du mobile banking, de l’utilisation du téléphone portable dans l’agriculture et de bien d’autres services.
Hacker son éducation, c’est simplement mettre en action son savoir technique pour créer de la valeur pour les autres. C’est innover dans tous les domaines. C’est avoir  assez  d’audace pour apprendre, se former, mettre son savoir-faire en application et «  travaillez jusqu’à ce que ça fasse mal » comme le dis si bien  le  Président Paul KAGAME, du Rwanda. Car la pauvreté selon lui,  fait plus mal encore. Vous voyez que ce n’est pas si compliquer « hacker son éducation ».
Au bout du compte on comprend bien que le numérique offre plusieurs opportunités  à la jeunesse. Internet est une véritable chance pour l’Afrique, comme le proclamait déjà l'expert informaticien BONJAVO au début de millénaire. De la fracture numérique, au développement des contenus locaux, en passant par le marketing digital, les opportunités sont innombrables. Chaque jeune devrait dont se pencher sur le numérique pour mieux cerner les enjeux,  s’y former, l’adopter pour finalement «hacker son éducation », développer le continent et mieux vivre en Afrique
Bonne chance à tous.
Josselin M. YOUMBI
Ingénieur télécoms
Enseignant  des réseaux et télécoms  dans les Grandes Ecoles d’Afrique


lundi 29 janvier 2018

4 Techniques A Pratiquer Pour Décrocher à Coup Sûr Votre Emploi

Si l’on s’en tient à la pyramide des besoins établie par ABRAHAM MASLOW, la quête permanente de l’emploi est un phénomène qui s’exprime à un moment donné de la vie de chaque individu. Comme le disait le philosophe VOLTAIRE : « le travail éloigne de nous trois grands maux, le vice, l’ennui, et le besoin ». En clair, le travail occupe une place capitale dans la vie de tout un chacun. La satisfaction apparente de ce besoin n’étant pas toujours à portée de main, vous ne pourrez le réaliser que si vous décidez d’adopter un standard de vie assez particulier. Pour ce faire, mettez ces quatre techniques en pratique et vous obtiendrez à coup sûr un emploi.


  1. Prendre connaissance des normes et procédures

Quelle que soit la sphère ou le contexte dans lequel vous vous trouvez, la toute première chose à faire est de PRENDRE CONNAISSANCE DES NORMES ET PROCEDURES. En effet, ne pas maîtriser les normes ou procédures, peut être un gros handicap dans la recherche de l’emploi. En toute chose nous avons besoin d’une feuille de route pour nous guider sur le « comment faire ? ». Dans le cas d’espèce, il suffit tout simplement de vous poser la question de savoir quels sont les éléments qui constituent un dossier de demande d’emploi ? une fois que vous obtiendrez les réponses, attelez-vous à rentrer en possession de ces éléments. Imprégnez-vous par la suite de la procédure à suivre ou de la démarche indiquée pour postuler. Par exemple, certaines entreprises réceptionnent les candidatures sur dossier physique, d’autres par contre marquent leur préférence pour les candidatures en ligne.
  1. Constituer son dossier de demande d’emploi

Après avoir pris connaissance des normes et procédures, identifiez les entreprise que vous souhaitez en fonction de des critères de choix précis. Ca peut être par secteur d’activité ou autre. Ensuite, CONSTITUEZ VOTRE DOSSIER DE DEMANDE D’EMPLOI en bonne et due forme. De façon standard, il vous faudra établir une demande d’emploi, à laquelle il faudra joindre un curriculum vitae, une lettre de motivation, et bien entendu des pièces justificatives de votre parcours académique et/ou professionnel.
  1. Se débarrasser des préjugés

Troisièmement, DEBARASSEZ VOUS DES PREJUGES. Bon nombre de personnes demeurent dans le besoin d’emploi non pas parce qu’elles manquent de capacité mais tout simplement parce qu’elles se laissent immerger par des préjugés de la vie séculière tels que : pour être embauché dans une Entreprise, il faut absolument se faire parrainer ou alors, les postes sont tous occupés, par conséquent y trouver une place relèverait du miracle ; ou encore, une fois le dossier transmis il ne sera jamais acheminé à la Direction Générale pour examen. A partir du moment où vous croyez à de telles considérations, cela crée automatiquement des blocages dans votre esprit, empêchant par conséquent la satisfaction véritable de votre besoin. Débarrassez-vous de tous ces préjugés, faites un vide total dans votre esprit, parce qu’en réalité ce sont vos pensées qui se manifestent dans vos vies.
  1. Adopter une attitude positive

Après avoir fait le vide dans votre esprit, comblez le en ADOPTANT UNE ATTITUDE POSITIVE. Il s’agit ici de mettre en pratique la « Loi de l’attraction ». Elle consiste tout d’abord à fixer votre objectif de façon claire et précise, c’est-à-dire déterminer avec exactitude ce que vous voulez. Faites-le de préférence par écrit parce qu’en écrivant votre objectif vous mettez en marche des forces invisibles et secrètes militant pour la réalisation de ce dernier. Faites ensuite une captation d’image, notamment sur celle de l’entreprise dans laquelle vous souhaitez travailler, prenez connaissance de sa position géographique, enregistrer cette image dans votre intelligence. Puis, focalisez-vous sur votre objectif, en vous voyant passer un entretien d’embauche avec succès. Bien plus encore visualisez-vous assis derrière un bureau dans cette entreprise, fixez bien votre esprit là-dessus, croyez-y fermement, dites-vous que c’est possible. Et enfin, manifestez la sensation de joie d’avoir obtenu un emploi. Pendant que vous visualisez votre objectif, simultanément ressentez au plus profond de vous, la joie de l’avoir atteint car c’est ce que l’on ressent qui crée vraiment l’attraction et non pas l’image seule.  Ayez confiance en vous, et surtout ne doutez pas. Rassurez-vous toujours d’être dans un état d’esprit positif car les circonstances se plieront toujours à votre état d’esprit, elles en sont le miroir fidèle.
Décidez dès maintenant de ne plus vous laisser accabler par les pensées négatives ; vous attirez ce que vous pensez et vous devenez ce que vous pensez le plus. Concentrez donc vos pensées sur ce que vous voulez, en étant parfaitement clair dans votre esprit.
http://coachzanga.com

lundi 22 janvier 2018

Ingénieur Numérique Sans diplôme : Mythe ou Réalité ...?

En  Afrique et partout ailleurs dès que vous vous présentez comme ingénieur, tout le monde vous regarde avec respect et vous considère comme une personne qui a réussit. Et surtout si vous êtes diplômé d'une prestigieuse grande école, comme  l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé au Cameroun. Plus encore si vous totalisez un nombre important d’année d’étude supérieure, on vous prend presque pour un "gourou" de secte.  Le mythe du diplôme et du nombre d'année passée à l'université est comme un blocage pour plusieurs africains. Pourtant l'expérience  du terrain montre bien que   dans plusieurs  écoles  d'ingénieurs d'Afrique les étudiants  finissent leur  cursus souvent sans vraiment être opérationnel  et sans compétences. Voilà pourquoi on parle de plus en plus de professionnalisation  des enseignants, comme pour compenser un manque très perceptible à la fin des études.  Imaginez-vous qu'en 2018 plusieurs écoles d'ingénieurs n'ont même pas une salle d'ordinateur en Afrique ? Et que dire de la connexion Internet…?

C'est bien souvent avec le temps  et l'expérience du terrain que plusieurs ingénieurs  essaient de bien maîtriser les technologies sur lesquelles ils sont déjà diplômés et  ont été formés.  Au vu des réalités du terrain, des contenues  de formation un peu obsolètes dans nos grandes écoles et  de  l'évolution  technologique,  on serait en droit de se poser la question de savoir s'il n'est pas mieux de repenser l'école ou simplement de réinventer un  système éducatif  pour former  les ingénieurs numérique opérationnel  sans diplôme?  C'est-à-dire   un système ou l’entrée ne serait pas conditionné par le baccalauréat ou par un  mystérieux concours ou l’admission serait des plus sélectives.  Est-il possible d’être ingénieur sans diplôme ?   Est-ce  un mythe ou une réalité réalisable ?
Les exclus du système formel ne peuvent-ils pas, eux- aussi devenir des ingénieurs?  Ne serait-il pas nécessaire de valider les acquis professionnels de ces jeunes très souvent passionnés, mais qui malheureusement n'ont pas peu avoir leur entrée dans une grande école ? Et que dire de ceux  qui n'ont même pas eu la chance de finir leurs  études secondaires et pourtant sont des passionnés de la technologie. Le constat et alarmant et même frustrant pour plusieurs. Surtout dans le contexte africain. Où presqu’aucune chance n’est donné offerte à ceux qui décroche en cours d’études secondaires ou supérieures.

Nous partageons ici des expériences  bien particulières sur des pratiques des ingénieurs en Afrique  au sud du Sahara, sur les contenus de formation, sur les possibilités  de repenser la formation professionnel et spécifiquement  le transfert de technologies en Afrique. Ce dernier semble  être le gage d’un développement réel et effectif.

D'entrer de jeux, je partage avec vous mon expérience d’ingénieur praticien, de formateur et d’enseignant dans les grandes écoles d’Afrique. Je suis un tout-petit ingénieur télécoms, mais sans diplôme depuis  18 ans. J'ai fais beaucoup de formations, mais malheureusement ou heureusement j'ai jamais eu un diplôme d’ingénieur  délivré par une quelconque université. Je n’ai même jamais passé un concours d’entrée dans une école d'ingénieur. Pourtant je suis ingénieur en télécommunication, et spécialisé dans les réseaux sans fil qui sont une véritable passion pour moi. En plus  je suis enseignant-formateur-chercheur dans plusieurs grandes écoles  d’ingénieurs  en Afrique.
Avant de continuer notre réflexion,  essayons de mieux comprendre le terme INGÉNIEUR. Il est définit, comme un professionnel concevant des projets, si possible, par des moyens novateurs, et dirigeant la réalisation et la mise en œuvre de l'ensemble : produits, systèmes ou services impliquant de résoudre des problèmes techniques complexes.  Cette définition assez claire et complète de l'encyclopédie universelle Wikipédia, nous semble bien appropriée pour  poursuivre notre réflexion et mieux comprendre ce qui se  cache  dans le terme « ingénieur ». Signalons au passage qu'en aucun cas, dans cette définition nous ne voyons le nombre d'année d'étude qu'il faut faire pour être considéré ou exercé comme ingénieur.

Par ailleurs on serait en droit de se demander  si  l'ingénieur est forcement ingénieux ? Peut-on faire la différence entre  l'ingénieur diplômé de l'Université et l'ingénieur de terrain ou encore l'ingénieur auto-formé et passionné ?
Une petites anecdote : Dans le cadre des ateliers TIC Africa / Cybervillage, qui est un programme de transfert de technologies et de compétences  que  nous avons crée en Afrique, nous avons été invité à réaliser des ateliers-labo pratiques avec les étudiants du programme de  MASTER de l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) délocalisé à l'Ecole  Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé au Cameroun.  A  cette occasion mon assistant  de cours se trouvait être un de nos jeunes qui n'avait même pas pu avoir son baccalauréat et qui pourtant avait des compétences  et  des aptitudes techniques professionnelles,  est  arrivé à montrer aux étudiants de Master comment :
  •   Réaliser un réseau sans fi et faire un bilan de  liaison
  • Configurer un routeur open source et un routeur ordinaire
  • Concevoir et déployer un réseau privé virtuel ( VPN) 
  • Fabriquer des antennes dans la bande des 2.4Ghz
  • Connecter deux réseaux distants, dans des villes et même des pays différents.
  • Installer, pointer et configurer un réseau satellitaire 
  • Alimenter tout système à l’énergie solaire

Et bien d'autres astuces dans la conception, l'administration et la gestion des réseaux en télécommunication. Nous avons eu la même expérience  au Campus Numérique à N'Djamena au TCHAD, mais cette fois avec les professionnels du secteur et les enseignants d'universités.
Alors revenons sur la  question du type d'ingénieur que l'on veut avoir pour l'émergence de l'Afrique : les ingénieurs de terrain ou les ingénieurs super diplômés des  universités et grandes écoles ?  Loin de nous l'idée de vouloir faire des réflexions philosophiques. Nous voulons juste attirer l'attention sur les notions d'ingénieurs, d’opérationnalité technique  et amener les uns et les autres à  admettre qu'il est possible de nos jours d'être ingénieur sans diplôme en  Afrique. Ce n’est pas nouveau. On ne comprend pas pourquoi les africains sont toujours complexés et pensent presque tous,  qu'il faut  forcement  faire de très longues   études de doctorat ou d'agrégation pour  être ingénieur et servir  son pays.

Les étudiants  de la prestigieuse école 42  www.42.fr,  créé par Xavier Niel,  n'ont aucun complexe en finissant leurs études. Pourtant plusieurs parmi eux, n’ont même pas de baccalauréat.  Bien au contraire ils ont une avance très remarquable même sur les "Centraliens" de Paris ou sur ceux du Massachussetts Institut of Technology des Etats Unis d’Amérique. C’est pareil pour les étudiants du programme 10000 Codeurs ( www.10000codeurs.com) de la Société OBJIS  et ceux des « Cybervillage Open Academy for Developement » de l’Association  TIC AFrica. ( www.tic-africa.blogspot.com)
Dans les trois cas de figure aucun diplôme n’est exigé  au début de la formation, mais les stagiaires sont rompus aux codes, aux technologies innovantes, à l’open-source et à l’application concrète des savoirs techniques pour créer de la valeur pour les entreprises  et pour les économies dans le monde.

Le but de l’école  42 est de fournir les ingénieurs qu’on n’arrive pas à trouver sur le marché des diplômés. Ceci parce que les écoles d’ingénieurs n’arrivent pas former  le type d’ingénieur dont ont besoin les entreprises du numérique.


Le programme très innovant 10 000 Codeurs de OBJS  www.10000codeurs.com  veut faire l’Afrique le premier fournisseur  de  développeurs  et de codeurs  dans le monde. Ceci par un transfert de technologies dans les codes  informatiques et particulièrement dans le JAVA. Au terme de cette  session de transfert de technologies qui dure  environ 20 mois et qui se déroule en formule cours-du-soir,  le stagiaire  est apte à développer les applications mobiles et WEB qui  tiennent compte de l’environnement et des réalités africaines.   Ils s’attaquent par le fait même un à l’un des grands piliers du numérique  en Afrique qui est  le développement des contenus locaux africains. Ce programme est déjà en marche dans plusieurs pays d’Afrique francophone et est promis à un bel avenir, parce qu’il trouver l’adhésion de plusieurs Etats Africains et de plusieurs partenaires locaux.

Quant au programme « Cybervillage OpenAcademy 4 Dev » qui  date déjà de plus d’une décennie, il est basé sur la réduction de la fracture numérique  par le transfert de technologies dans les réseaux sans fil, la téléphonie rurale, le developpement  des contenus locaux web et de l’énergie solaire. Les stagiaires de ce programme, s’attaquent directement au problème de l’infrastructure Internet et spécifiquement de l’accès à  Internet au dernier kilomètre. (Last miles).  Plus de 485 Hot spot-Wifi sont aujourd’hui installé à travers l’Afrique grâce à ce programme.  Et le coordonnateur des programmes de TIC Africa,  envisage pour les deux prochaines années la création de 1000 Hotspot-Wifi  dans les  10 régions du Cameroun et en zone CEMAC. Et tout ce travail est fait et réalisé par  des ingénieurs sans diplôme, mais avec des compétences et des aptitudes  pratiques.

Les prévisions de la Banque  Mondiale et des économistes semblent être unanime sur le fait que l’Afrique est le continent de l’avenir. Et en plus la population africaine est pour la grande majorité jeune. Malheureusement les politiques publiques n’encouragent pas beaucoup la formation professionnelle et l’investissement dans les  infrastructures des Télécommunication.  L’Afrique est la région du monde  la moins connecté (moins de 20% de connectivité) et celle ou les  tarifs d’abonnements sont les plus élèves au monde. Ce qui situe la fracture numérique qui, en même temps est  un gisement d’opportunités  à la fois pour les Etats, pour les populations et pour le secteur privé.
Cette réalité est encore ignorée par beaucoup de jeunes en Afrique. Il est donc important et urgent de  former des ingénieurs praticiens en Afrique. Des ingénieurs pas forcement diplômés de Oxfort  en Angleterre ou de Polytechnique au Cameroun. Mais des ingénieurs praticiens qui peuvent  concevoir des projets innovants,  par des moyens novateurs, moins coûteuses et bien entendu dirigés la réalisation et la mise en œuvre des ensembles  « Produits-Système-Services » qui parviennent  à  résoudre des problèmes propres à l’environnement des africains. Les ingénieurs qui apportent des solutions aux problèmes de l’Afrique.
C’est le cas de la Sillicon Savana au Kenya, ou de la Sillicon Montain Cameroun  où  des jeunes passionnés et très souvent sans diplôme innovent, créent, inventent leur futur avec  des services et des produits innovant. Et par le fait même apportent  des solutions aux problèmes de l’Afrique. Voilà l’ingénierie sans diplôme dont il est question. Mais allons comment y arriver ou mieux comment arriver à un niveau de compétence, de technicité et d’ingéniosité sans passer par une école d’ingénieurs… ?

4 Moyens pour se former et être ingénieur, même sans diplôme.
« L’auto-éducation est, je le crois sincèrement, la seule forme d’éducation qui soit ». Cette  affirmation  forte d’Isaac Asimov (écrivain de science-fiction et expert scientifique américano-russe)   est bien surprenante, mais  semble  être un fait. Il prouve que l’auto-éducation est la meilleure  des éducations. D’une part parce qu’on aime ce qu’on apprend par soi-même et non imposé par un système. Et d’autre part, parce que l’apprentissage débouche presqu’immédiatement sur l’application concret des savoirs appris.  A la suite Isaac, l’entrepreneur américain Jim Rohn lui,  nous révolté un peu en disant que : « L’éducation formelle vous aidera à vous faire une vie mais,  L’auto-éducation vous aidera à faire fortune ».  Voilà un autre ton bien fort au sujet l’auto-éducation et  de l’auto-formation. S’il est vrai que l’Internet  et  les autres outils du numérique nous offre  une pléthore de solutions  pour nous former, il n’en demeure pas moins vrai qu’il faut de la ténacité et la détermination pour aller jusqu’au bout de ses idées.
Nous énumérons ici 4  façons ou solutions complémentaires  pour  vous  former et devenir Ingénieur même sans diplôme.

 1.     La lecture
Il a été prouvé, reprouvé et « re-reprouvé » que la lecture est le premier vecteur d’apprentissage dans le monde.  Il est admis que la lecture de 3 livres fait de vous un expert dans le domaine  auquel se rapportent vos lectures. Elon Must est considéré comment un expert  dans l’aéronautique, de l’aérospatial  et de  l’énergie solaire,  alors qu’il n’a jamais  fait les études d’aéronautique. Il a juste fait beaucoup de  lecture et de  recherche dans ces domaines. Pourquoi  ne pouvons-nous pas en faire autant en Afrique ?

2.     Les vidéos de formation  et Youtube
Les TEDx, série de vidéo sont des conférences très  intéressantes traitant des thématique divers et variés sont disponibles gratuitement en ligne sur Internet. Et  sont de sources d’inspiration dans tous les domaines des technologies, des sciences et de l’économie. Et malheureusement très peu d’africain s’intéressent à ces conférences. Les vidéos Youtube sont  de véritables sources d’inspiration de nos jours.  Elles ont permis à plusieurs  non seulement de se former, mais aussi de créer leurs business. Savez vous le nombre de temps moyen que passe un jeune africain sur les réseaux sociaux (particulièrement sur Facebook et Whatapp) ? Si seulement ce temps était mis à contribution pour l’apprentissage, l’Afrique serait déjà le gisement d’inventeurs le plus important de toute la planète.

3.     L’Auto-Radio (cours audio)
Ecouter l’autoradio ( ou mieux les fichiers MP3)  permet de se former pendant qu’on est dans un taxi ou au volant de sa voiture. Et ainsi les moments d’embouteillage sont capitalisés pour l’apprentissage. En une semaine, nous pouvons  accumuler  5h de conférence  en écoutant juste 1h par jour. Ce qui fait  20h d’écoute par mois
On peut apprendre par l’autoradio dans tous les domaines, et pas seulement les langues.  Elle favorise la créativité et  aiguise  notre vision de la vie et de l’avenir

4.     La Formation en ligne
La quatrième façon d’apprendre dans tous les domaines, c’est bien évidement par  la formation en ligne. Voilà Internet qui devient véritablement une chance pour l’Afrique, comment le disait l’ancien Ingénieur camerounais de MICROSOFT, Monsieur  Bonjavo. Une chance parce que les opportunités y sont dénombrés par milliers de millions. Le jeune Ingénieur  Camerounais Arthur Zang, inventeur du CardioPad ( périphérique de télémédecine) nous a confié qu’il est appris l’électronique entièrement en ligne pendant ses recherches. Et bien plus que c’est pas l’Internet qu’il a pu décrocher le premier financement pour lancer son entreprise.  Il existe en ligne sur Internet  plusieurs  solutions de formation.           Ce qu’on appelle couramment les MOOC  (Massive Open Online Courses), sont des cours pour la plus part gratuits. Mais très peu explorer par les Africains.         Le concept est né aux Etats-Unis  et se repend progressivement dans le monde entier. Ce sont des cours en ligne ouvert et massif permettant de se former à distance et pouvant accueillir un grand nombre de participants.  Plusieurs grandes écoles et universités  mettent à disposition en ligne la majorité de leurs cours. C’est dire que tout le savoir du monde est donc disponible en ligne sur Internet et en plus mise à jour. L’Université Virtuelle Africain est l’un des plus grands réseaux de formation et d’apprentissage à distance en Afrique. Cybervillage OpenAcademy  4 Dev est aussi un centre de formation et d’apprentissage à distance, lancé par l’Association TIC Africa / Cybervillage. Cette dernier offre de formation en ligne  et aussi des ateliers itinérante à travers les régions des  du Cameroun et d’Afrique.

         Au terme de cette réflexion, dont le but était de mieux comprendre la notion d’ingénieur numérique sans diplôme, de voir si c’est possible et réalisation. Nous remarquons tous que c’est bien possible  d’être ingénieur sans diplôme. Sans même avoir jamais fait des études supérieures.  Plus la peine de trouver des prétextes pour ce complaire dans l’oisiveté et le chômage. Plus la peine d’attendre l’Etat « Père  Noël » pour être ingénieur,  pour avoir un emploi ou pour  en créer une. Seul l’action, l’acquisition des savoirs techniques et leurs mise en application peuvent semble-t-il apporter un changement dans votre vie de jeune.  Donc « être ingénieur numérique »  ne devrait plus être un mythe pour les africains. Mais bien au contraire une issue pour casser les barrières de l’impossible, sortir sa zone de confort  et contribuer à développer  notre continent, maintenant ou jamais.

jeudi 18 janvier 2018

Bibliothèque  Numérique et Ordinateurs solaires pour réduire la fracture numérique.

Dans le cadre de leur programme commun de réduction de la fracture numérique au Cameroun et en Afrique, Linux Friends et  TIC Africa / Cybervillage se mettent ensemble pour la promotion et la vulgarisation des Bibliothèques Numériques solaires et des Ordinateurs solaires dans les écoles primaires et secondaires, ainsi que des Centres de formation et des universités.
De quoi s'agit-il en fait?
En fait au regard des réalités  contextuelles propres à l'Afrique et spécifiquement au Cameroun, il est question aujourd'hui de doter les écoles des centres multimédias  et de réaliser le transfert de technologies afin de réduire significativement la fracture numérique dans nos pays africains.  S'il est vrai que les politiques publiques semblent se mouvoir déjà  avec des actions concrets, il n'en demeure pas moins vrai que beaucoup reste à faire. Voilà pourquoi la société civile contribue elle aussi à la réduction de la fracture numérique et au défis du transfert de technologies et de compétences en matière de numérique.

La Bibliothèque Numérique pour quoi faire?

L'accès à l'information pertinente est très souvent gage de développement, d'épanouissement intellectuel  et d'innovation. En étant au courant des " bonnes pratiques" qui se font ailleurs, on peut être amener à la modéliser ou à la  dupliquer dans son contexte. Avec la bibliothèque numérique on peut acquérir des connaissances et des compétences dans tous les domaines et se former sans quitter sa localité. Et c'est  simplement innovant et vraiment pratique pour changer les mentalités et paradigme. 

On a l'habitude de dire que : " qui a l'information, a le pouvoir..." Il est donc question dans le cadre de ce projet de donner les mêmes chances d'apprentissage et d'acquisition des savoirs à tous les étudiants, les élèves et les écoliers. La majorité  des écoles en ville sont dotées des  bibliothèques physique et ceux des zones rurales pas du tout ? Pourquoi cette inégalité  ?
La bibliothèque numérique est donc une solution pour combler ce  déficit et ce fossé numérique dans les écoles.

Son principe est de mettre à disposition  des apprenants  et des enseignants la plus grand encyclopédie du monde sous forme numérique. ( Wikipédia). Cette dernière est  installé sur un serveur local et accessible en WiFi ( réseau sans fil) depuis un smartphone ou depuis un ordinateur ayant le Wifi ou encore depuis le centre multimédia du l'école. L'idée est simplement innovatrice et assez originale.

Selon l'encyclopédie mondiale, une  bibliothèque numérique (virtuelle ou en ligne ou électronique) est une collection de documents (textes, images, sons, vidéo) numériques (c'est-à-dire numérisés) accessibles à distance (en particulier via Internet ou via un réseau), proposant différentes modalités d'accès à l'information aux publics.

Nous comprenons donc l'importance d'avoir une bibliothèque numérique dans chaque écoles. Cette opération vise donc à doter chaque école d'une Bibliothèque Numérique solaire. C'est-à-dire qui fonctionne même en cas de coupure d'électricité. Nous sommes sans ignorer l’épineux problème d’électricité  dans nos pays d'Afrique au sud du Sahara. Nous avons voulu résoudre non seulement le problème de la fracture numérique, mais aussi celui électricité.

Nous pensons contribuer à notre façons à la réduction de la fracture numérique par l'installation des bibliothèques numériques et aussi par le transfert de technologies auprès des enseignants et des apprenants. Et ainsi un autre problème, celui du développement des contenus locaux pourra prendre forme et propulser l'émergence du continent.  Tout ceci, va impacter  positivement  l'éducation, l'enseignement et la formation professionnelle et créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse et pour les petites  entreprises.


Et les Ordinateur solaires alors ?

Plusieurs d'entrer-de-jeux ne comprendront pas c'est quoi un ordinateur solaire. Ou mieux vont penser que c'est  une fiction. Pourtant l'Ordinateur Solaire est désormais une réalité en Afrique. Et nous pensons que cette dernière devrait être adopté par toutes écoles en Afrique. Ceci pour deux principales raisons : Son coût presque dérisoire et sa faible consommation en énergie. Et en plus il fonction sous Open Source. C'est à dire qu'on a pas besoin d'acheter un système d'exploitation ou d'application pour pouvoir l'utiliser. Tout est gratuit en matière de système d'exploitation sur ces ordinateurs. Vous comprenez pourquoi nous avons dit plus haut, qu'il devrait être adopté par toutes les écoles d'Afrique. On serrait tenter de se demander pour cette technologies n'est pas appliquer depuis en Afrique...?  A chacun de répondre à cette question...

Imaginez-vous l'effet pour un enfant de commencer à manipuler l'ordinateur depuis l'écoles primaire? Imaginez-vous l'effet pour un enfant de s'avoir qu'il existe des énergies propres qui permettent d'éviter la pollution de l'environnement? 
Alors vous comprenez que les solutions existent, mais ne sont simplement pas exploitées en Afrique.  Nous pensons qu'il est temps pour l'Afrique de bouger et de se pouvoir pour réduire elle-même la fracture numérique  et donner les mêmes chance à tous ses enfants d’acquérir les connaissances  pour son émergence future. Notre défi et challenge  est non seulement d'installer les Bibliothèques numérique dans les écoles, mais aussi de réaliser le transfert de technologies pour que dans chaque Mairie du Cameroun afin que, des jeunes puissent continuer cette mission de l'opération:

Une Ecole, Une Bibliothèque Numérique Solaire.

Bien plus encore nous installons  des Centres Cybervillage, constitué d'ordinateur solaire dans les écoles, lycée et collèges.

La digitalisation de l'Afrique est véritablement en marche. Et  Nour Bouakline ( experte Africaine du  numérique et le digitale)   nous fait remarquer que l'Afrique est l'avenir. A ce sujet elle déclare :  "L’Afrique, c’est l’avenir. Oui! Parce que tout est à faire sur ce continent. Tout est à construire.  Par exemple, le taux d’accès à internet est de 30% en Afrique alors qu’en Europe il est de 80%. Nous allons donc sans doute voir des améliorations dans ce secteur et plusieurs autres domaines”, 

Nous sommes bien d'accord que tout est à faire et à construire : Infrastructures, équipements informatiques et télécoms, centrales d'énergies renouvelables et aussi le développement des contenus locaux ( applications, logiciels et sites web parlant des réalités locales).  Pour le faire on a besoin d'une nouvelle race d'ingénieurs et de techniciens. De praticiens et de passionnés ayant des compétences et des aptitudes avérée dans le numérique.   En attendant d'avoir ces compétences, ces savoirs et ces aptitudes on peut déjà se contenter d'utiliser de façon optimum les Bibliothèques numérique en ligne et "off line"

L'Equipe du Projet de Bibliothèque Numérique Solaire
ticafrica2010@gmail.com